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SOCIETE

Après l’attaque du café restaurant Aziz Istanbul le dimanche 13 août dernier, la Fédération des associations islamiques du Burkina Faso (Faib) est allée, ce mardi 15 août à l’hôpital Yalgado Ouédraogo, apporter son soutien aux blessés et encourager le personnel de l’hôpital. En plus des prières, elle a fait un don de 1 250 000 francs CFA pour accompagner l’hôpital dans la prise en charge des blessés. La délégation a été reçue par le directeur général, Robert Sangaré, et le responsable de la cellule psychologique, Pr Arouna Ouédraogo.


Cette démarche de la Faib a été saluée à sa juste valeur par le directeur général de l’hôpital. «Votre démarche témoigne de votre attachement à l’unité du pays. Pour nous qui sommes en contact avec vous depuis des années, nous savons que l’islam n’est pas une religion qui prône ce genre de comportements. Nous tenons à vous remercier pour ce témoignage de solidarité envers les patients», s’est-il réjoui.

M. Sangaré a saisi l’occasion pour faire le point de l’état des blessés. Selon lui, 25 blessés ont été admis à Yalgado avec des cas graves et le premier jour quatre décès ont été enregistrés. «On nous avait déjà amenés trois personnes décédées. Parmi les blessés, il y a une dame que le corps médical a essayé de sauver mais hélas», a déploré M. Sangaré. A l’heure actuelle au sein de Yalgado, précise le directeur, ce sont quatre malades qui s’y trouvent dont deux en salle d’hospitalisation qui ont subi des opérations, une dame en réanimation et le dernier malade est en neurochirurgie.

«Il y a deux cas assez graves à savoir un gendarme et un Algérien qui ont été transférés à l’hôpital Blaise Compaoré. Les autorités ont donné des consignes mais il faut que le malade (le gendarme) soit dans un certain état avant de pouvoir éventuellement envisager une évacuation», a précisé le directeur général. Il a aussi affirmé qu’il y a un malade qui est dans une clinique privée et un autre qui a demandé à aller dans une clinique de la place. «Ce sont les cas un peu graves que nous avons repartis ainsi», dit-il.

Tous ceux qui ont été soignés et qui ne nécessitaient pas d’être gardés à Yalgado, confie le directeur, ont été libérés depuis hier lundi et pourront passer à l’hôpital pour les soins. «Pour ceux qui sont malheureusement décédés, nous attendons les consignes des autorités par rapport à l’organisation qui sera mise en place. En attendant, tous les corps ont été transférés à l’hôpital du district du Bogodogo», a-t-il fait savoir.

Pour les personnes qui ont été traumatisées par cette attaque, un suivi psychologique leur est administré. A écouter Pr Arouna Ouédraogo chargé de la coordination de l’appui psychologique, un certain nombre de famille mais également des personnes qui étaient sur les lieux qui ne sont blessées physiquement ont été choquées compte tenu de la nature de l’évènement. «Notre travail a consisté à recevoir toutes ces personnes pour leur apporter un soutien psychologique et pour les aider à pouvoir aussi dépasser ce genre d’évènement. Ce travail a concerné plus d’une cinquantaine de malades et pour certains nous avons pu trouver des indices qui nous indiquent qu’ils ont besoin très certainement d’être accompagnés sur le long terme», a-t-il martelé.

Il a signifié que son équipe s’attèlera à leur apporter ce soutien au-delà de ces périodes un peu difficile. «En tant que communauté religieuse, votre apport en prières, conseils seront extrêmement utile à la fois pour les familles et pour les rescapés. Ensemble, on pourra aider toutes ces personnes à avoir aussi le moral et à pouvoir vivre dans leur foi», a-t-il salué.

Et pour le président de la Faib, El Hadj Abdoul Rasmané Sana, qui dit venir apporter leur soutien aux blessés et aux parents des victimes a imploré Allah afin qu’il assiste les malades et pardonne à ceux qui ont péris. «Tout Burkinabè qui a appris cette attaque, s’est senti concerné parce nous n’avons pas encore oublié l’attaque du 15 janvier 2O16. On ne pensait plus à une attaque et cela a surpris tout le monde qui est actuellement traumatisé», s’indigne-t-il tout en lançant un appel de solidarité car dit-il «la division n’arrange pas notre pays».

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