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SOCIETE

La coordination des universités publiques et de celle de la recherche de la Fédération des syndicats nationaux  des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-Synter) a dénoncé ce mercredi 8 novembre 2017 à Ouagadougou, le non respect par le gouvernement du protocole d’accord de septembre 2016 portant sur le statut des enseignants à temps plein (ETP) et les ingénieurs de recherche. Pour les orateurs du jour, l’attitude de l’exécutif est un mépris vis-à-vis du monde des enseignants chercheur.

Selon les explications du secrétaire général  de la coordination, Alain Sanou, le protocole d’accord est le fruit des négociations de juin et septembre 2016 entre leur syndicat mère la F-Synter et le gouvernement dans  le cadre du dialogue social entre l’exécutif et les syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche. 

Ces discussions avaient été sanctionnées par deux types de documents rendus public le 29 septembre 2016: le protocole d’accord comportant les points d’accords et le communiqué final comportant les points d’accords et de non accords.

Pour les syndicalistes, c’est avec stupeur qu’il constate que depuis quelques temps le gouvernement est en train de remettre en cause certains points de l’accord surtout ceux relatifs à la situation des ingénieurs de recherche et des enseignants à temps plein (ETP).

Pour Alain Sanou, ces accords avaient prévus pour ces deux catégories, le bénéfice d’un voyage d’étude et des indemnités de recherche chaque année durant une période de trois ans, la prise en charge de leur frais de laboratoire et le rabattement  de leur volume horaire  statutaire.

« Ces points ont été appliqués de façon discriminatoire car nous ne comprenons pas pourquoi certains en bénéficient  et pas d’autres. En outre, nous constatons en ce qui les concerne un comportement anachronique des autorités.  En effet, les ETP et les ingénieurs de recherche qui ont soutenu leurs thèses et qui ont été nommés soit assistant ou attaché de recherche voient cette situation remise en cause par les autorités » a-t-il expliqué.

Ce qui n’est pas normal pour M. Sanou car le recrutement  des ETP et des ingénieurs de recherche a été justifié par la non disponibilité en nombre des enseignants et chercheurs remplissant les conditions. A l’en croire, le pan important de l’accord avec le gouvernement prévoyait de recruter les ETP et les ingénieurs de recherches pour les former au sein des universités publiques et des centres de recherches. A l’issue de leur suivi et encadrement, ils devaient passer au grade d’assistant ou d’attaché de recherche une fois leur thèse de doctorat soutenue.

« Nous avons été surpris de constater que le ministère en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a décidé d’arrêter les nominations de ceux qui ont pu terminer les thèses ou masters. Le ministère leur demande de candidater dans le cadre d’éventuels futurs recrutements si des postes étaient ouverts comme s’ils n’étaient pas déjà des fonctionnaires qui ont été recrutés pour évoluer dans le cadre normal du système académique » a-t-il ajouté.

La coordination des universités publiques et de la recherche du F-Synter, estime que la remise de ces accords est un réel mépris vis-à-vis de la communauté des enseignants chercheurs. Ils exigent de ce fait le respect strict des termes du protocole d’accord et des points d’accord du communiqué conjoint, la reprise immédiate et sans condition des nominations aux poste d’assistant et d’attaché de recherche avec toutes les incidences sur l’évolution de leur carrière, l’état des lieux des enseignements dans les universités publiques, des volumes horaires par enseignants et la situation des infrastructures, etc. En cas de non satisfaction de ces points, les syndicalistes ont indiqué que d’autres voies pourront être exploitées en vue de la prise en compte de leur plateforme.