Aujourd'hui,
URGENT
Fada N'Gourma : décès de sa Majesté Kupiendieli, 31ème Roi du Gulmu, dans la nuit de vendredi 16 au samedi 17 août 2019. 
Soudan: le nouveau Premier ministre Abdalla Hamdok confirmé le 20 août
Hadj 2019:  "Le contingent burkinabè a enregistré au total cinq décès" (Abdoul Moumine Zoundi Ilboudo /Radio Oméga). 
Burkina  : 20 peaux de crocodiles et 2 pointes d’ivoire d’éléphants saisies par le service des Eaux et Forêts. 
Jeux africains : les Étalons juniors font match nul face au Nigéria ce 16 août 2019 (1-1). 
RDC: deux médicaments testés sur des malades sont parvenus à réduire significativement le taux de mortalité de Ebola
Etats-Unis: Trump assouplit la loi de protection des espèces menacées aux États-Unis
Burkina: l'UAS dénonce le mépris du gouvernement quant aux conditions de reprise du dialogue social
Burkina: le Premier ministre Christophe Dabiré échange avec les chefs des circonscriptions administratives sur la gestion des crises 
Tanzanie: une soixantaine de morts après l’explosion d’un camion-citerne

SOCIETE

Mahamadi Zango, assistant de police et membre du Groupement des Compagnies républicaines de sécurité de la ville de Fada N’Gourma, tué le 13 février 2018, a été porté en terre ce vendredi 16 février au cimetière de Gounghin. A 37 ans, il a été arraché à l’affection des siens alors qu’il était en mission de sécurisation à Natiaboani, à environ 60 km de Fada N’Gourma aux côté de ses frères d’arme. Les honneurs militaires ont été rendus à  ce «vaillant soldat, tombé les armes à la main».

L’atmosphère était lourde en cet après-midi du vendredi 16 février 2018 au cimetière de Gounghin. Parents, amis, collègues et connaissances étaient tous là pour l’ultime hommage rendu à l’assistant de police Mahamadi Zango mort après des échanges de tirs entre sa patrouille et des assaillants inconnus à Natiaboani. Sur les visages des personnes présentes en ce lieu, se lisaient la désolation, la tristesse et l’amertume.

Cette situation qui malheureusement n’est pas la première, chagrine plus d’un. En témoigne les propos du ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo: «nous sommes tous affligés. Je voudrais ici saisir l’occasion pour présenter les condoléances les plus émues du gouvernement à la famille éplorée. Mais aussi, je voudrais exprimer à la famille notre compassion et notre solidarité.»

Clément Sawadogo a salué la «bravoure» des agents de sécurité. «La situation pouvait être pire que celle que nous vivons avec le décès de l’assistant de police Mahamadi Zango. Il faut dire que les conditions dans lesquelles ce dernier a trouvé la mort sont atroces», a confié le ministre en charge de la Sécurité.

Des mesures, dit-il, ont été prises en urgence pour l’accompagnement de la famille.

Même s’il note des insuffisances à ce niveau, et au regard du poids de la charge morale et sociale qui découlent  d’un tel évènement, «nous nous attèlerons dans les semaines qui viennent à étudier cette situation dans le sens de trouver la réponse la plus adéquate», fait-il savoir.

Après avoir passé 9 ans et 6 mois dans l’exercice de ses fonctions en tant que policier, Mahamadi Zango, né le 31 décembre 1981, laisse derrière lui une veuve et 3 orphelins.

Au nom de la famille, Paul Ismaël Zango, le grand frère du regretté, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés de cette attaque, a tenu à remercier l’ensemble des autorités, qui, à l’en croire, «n’ont ménagé aucun effort durant trois jours, pour juguler le problème.» « Mon frère est tombé les armes à la main » et la famille ne peut que «souhaiter que le bon Dieu l’accueille dans son paradis», a-t-il résumé.   

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