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Burkina: la Coalition contre la vie chère organise le 29 novembre une journée de protestation contre la récente hausse du prix du carburant
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Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI
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Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

Au lendemain de l’attaque perpétrée contre l’Etat-major général des armées et l’ambassade de France, les populations ont repris leurs différentes occupations suite à l’invite des autorités. Ce samedi 3 mars 2018, nous sommes allés prendre la température  au marché central de Ouagadougou, situé à quelques encablures de l’Etat-major des armées.

Il était environ 11h30 mn, ce samedi 3 mars lorsque nous arrivons au grand marché de Ouagadougou. Vendeurs à la sauvette, tenanciers de boutiques et autres établissements commerciaux, commerçants installés sur une quelconque table et bien d’autres, ont pour la plupart bravé la peur et l’anxiété pour se rendre dans leurs lieux de commerce. 

Tout laisse croire que ce samedi 3 mars 2018, est semblable aux autres samedi au sein du marché central. Si les occupants des lieux ont répondu présents, tel n’est pas le cas pour les clients. En effet, on se rend compte tout de suite de la faible affluence, au regard de la fluidité avec laquelle l’on parvient à circuler dans cet espace qui pour la plupart du temps est bondé de monde. Certains commerçants rencontrés sur place n’ont pas manqué de se confier…

Salif Nana, vendeur de vêtements : « Ce qui s’est passé hier nous a beaucoup surpris. On a même pensé que c’était le marché qui était attaqué. Et quand la situation s’est présentée il n’y avait pas le temps pour réfléchir ou penser à autre chose que de quitter les lieux. Cela faisait très peur puisqu’on ne savait pas vraiment ce qui se passait. Dieu merci les choses se sont calmées, les militaires ont réagi comme il fallait. C’est triste il y a eu des morts, mais qu’est-ce qu’on pouvait faire. C’est vrai qu’aujourd’hui, nous sommes là à reprendre nos activités, mais on va faire comment ? On n’a pas d’autres choix. Beaucoup parmi nous sont là tout en ayant peur. Mais on prie le bon Dieu pour qu’il nous épargne de ce genre de situation ».

Aïcha Sanfo, vendeuse de pagnes et bijoux : « vraiment il faut dire que c’est Dieu seul qui nous a sauvé. Voyez-vous-même les dégâts que l’explosion a causés aux alentours de l’Etat-major. C’est triste. Actuellement même, moi je ne suis pas sereine et je ne suis pas la seule ici au grand marché. Mais on ne peut pas aussi rester à la maison à ne rien faire, sinon comment allons-nous nous occuper de nos familles ? Avec toutes ces attaques-là, on ne sait plus où mettre la tête. C’est difficile, mais que le gouvernement prenne ce problème au sérieux parce que ça fait beaucoup maintenant ».

Ousmane Ouédraogo, vendeur d’objets d’art : « Ce n’est pas facile. Ce matin même j’ai beaucoup réfléchi avant de quitter la maison. Tout ce qu’on peut faire c’est prier, sinon on peut faire quoi ? Ce qui est arrivé hier vendredi, je n’avais jamais vu ça si ce n’est pas dans un film. J’ai passé toute la nuit à penser et à revoir les images. Vraiment que Dieu nous vienne en aide ».