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SOCIETE

L’affaire dite « Bahan » qui secoue l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki Zerbo, semble être loin d’avoir trouvé un dénouement. C’est du moins le constat que l’on fait à la suite d’une conférence de presse tenue ce mardi 13 mars 2018 par  le comité exécutif de l’Association nationale des étudiants burkinabè (Aneb). L’Aneb a réaffirmé son engagement à  ce que « justice soit faite » à l’endroit de leur camarade Bahan Yénilo.

C’est dans le souci de parvenir à l’annulation de « la sanction grave, injuste et disproportionnée » contre l’étudiant Bahan Yénilo, que l’Aneb a engagé une lutte depuis quelques mois. Après moult manifestations, pour exprimer leur mécontentement, les étudiants, sous l’égide de leur structure syndicale, se sont résolus à privilégier la voie du dialogue, comme l’a indiqué Alexis Zabré le président de l’Aneb. Selon ce dernier« Consécutivement à l’investissement de personnalités et structures autosaisies en qualité de médiateurs dans cette crise, le mot d’ordre de grève de 48 heures qui était prévu pour les 21 et 22 décembre 2017 a été suspendu (…) pour donner une chance aux médiations engagées en vue d’aboutir à l’annulation de ladite sanction et montrer notre bonne foi pour une sortie de crise ».

A cet effet, deux recours auraient pris en compte dans le cadre de cette médiation. A en croire Alexis Zabré, il s’agit d’une part d’une suspension et d’autre part, l’annulation de la décision du conseil de discipline de l’Université Ouaga I devant le tribunal administratif. A la suite, cela a donné lieu à une décision de justice suspendant la décision du conseil de discipline qui a été confirmée par le conseil d’Etat. Et pour M. Zabré et ses camarades, les choses semblent claires d’autant plus que « la justice donne raison à notre camarade ».

Cependant, les étudiants, à travers l’Aneb s’indignent contre le fait que cette décision n’ait pas encore été appliquée. Et à ce propos, Alexis Zabré estime que cela se traduit par une ferme volonté de voir disparaitre leur association. Car selon lui, au-delà de la simple affaire opposant les étudiants Bahan Yénilo et Karim Zango, c’est la structure syndicale qui est visée. « C’est la haine contre l’Aneb et ses militants qui est à la base de tous ces comportements antidémocratiques de nos autorités » martèle le président de l’Aneb, qui par ailleurs, soutient que les autorités universitaires veulent saisir cette occasion pour s’attaquer à l’organisation.

Ainsi, au lendemain de la tentative de médiation orchestrée, ces étudiants traduisent leur frustration de voir que cette démarche n’ait pas abouti à grand-chose. Et au regard de la tournure de cette situation, ils confient que « les médiateurs n’ont rien fait de concret ». Cependant, le comité exécutif de l’Aneb n’entend pas lâcher prise. C’est la raison pour laquelle, il « réaffirme sa détermination à poursuivre la lutte jusqu’à la levée de la sanction contre leur camarade ». 

Même si pour l’heure, il prétend ne pas être à mesure de se prononcer sur les directives à prendre pour mener cette lutte, il a laissé entendre, que la structure dispose de temps pour mener la réflexion sur les formes d’actions à entreprendre pour la poursuite de cette lutte. Par la même occasion, l’Aneb a crié son exaspération, quant à la présence des forces de l’ordre au sein de l’université. Soutenant que la présence de ces derniers serait due à la crise qui découle de l’affaire «Bahan » et qu’ils n’ont que pour mission de « mater la lutte des étudiants ». Dans cette optique elle exige leur départ sans condition.

 

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