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Photo: RTB

SOCIETE

Comme à son habitude et depuis l’année 2000, le Réseau national de lutte anti-corruption (Ren-Lac), a procédé au lancement de son rapport 2017 sur l’état de la corruption au Burkina Faso. Au titre des résultats obtenus après une enquête menée sur l’ensemble du territoire nationale, c’est à nouveau la police municipale qui est présentée comme le service le plus corrompu. Toutefois, le Ren-Lac, par la voix de son secrétaire exécutif, Claude Wetta dénote une hausse de la perception de la corruption, comparativement à l’année précédente. Le rapport a été rendu public ce mardi 17 juillet 2018 à Ouagadougou. 

Police municipale, Douane, et DGTTM, tel est le trio de tête des services publics les plus corrompus en 2017 selon ce rapport du Ren-Lac. Pour parvenir à ce résultat, du 2 au 16 novembre 2017, le Ren-Lac a déployé son « artillerie » dans les 13 chefs-lieux de région et la ville de Pouytenga, pour effectuer son annuel sondage sur la perception de la corruption à l’échelle nationale. Ainsi, les résultats de cette enquête, selon les propos de Claude Wetta indiquent une hausse de la perception de la corruption par rapport à l’année 2016. « Alors qu’elle avait amorcé une baisse depuis 2015, la fréquence de la corruption ressentie par les citoyens est en augmentation en 2017 pour la majorité des enquêtés », affirme le secrétaire exécutif du Ren-Lac.

Comme l’année 2016, c’est la police municipale qui se pointe à la première place des services les plus corrompus. Cela s’explique par le fait que les enquêtés soutiennent que c’est à ce niveau que les pratiques de corruption ont été les plus fréquentes. A titre illustratif, M. Wetta confie que « sur 258 contacts avec les polices municipales, 240 ont fait l’objet de pratiques de corruption selon les répondants ».

Cependant, la deuxième et la troisième place, sont respectivement occupées par la douane et la Direction générale des transports terrestre et maritime (DGTTM). Ici, le rapport du Ren-Lac notifie qu’ « au niveau des services des douanes, selon les témoignages, sur 60 sollicitations, 38 ont fait l’objet de corruption. Quant à la DGTTM, sur 118 sollicitations, ce sont 62 cas qui ont fait l’objet de corruption ». Pour la dernière citée, la plupart des cas de corruption, sont relatifs à l’administration des examens pour l’obtention des permis de conduire.   

Cette situation décriée par Claude Wetta et ses collaborateurs, se justifierait par le fait « qu’il n’y a pas eu d’actions d’envergure de la part de l’exécutif en 2017, en matière de lutte anti-corruption ». Néanmoins, l’analyse note la poursuite du renforcement du dispositif juridique de lutte contre la corruption avec l’adoption de trois décrets d’application de la loi portant réglementation de la commande publique et celle portant portant création, organisation et fonctionnement des pôles judiciaires spécialisés dans la répression des infractions économiques et financières et de la criminalité organisée.

Aux dires de Claude Wetta, « les tergiversations dans l’opérationnalisation de l’ASCE-LC ainsi que l’adoption du projet de loi portant allègement des procédures de contractualisation en partenariat public privé (PPP) ont été identifiées comme des actions à même de compromettre la lutte contre la corruption ou de favoriser le phénomène ».  C’est en cela que le rapport suggère la poursuite du renforcement de l’arsenal juridique de prévention et de répression de la corruption. Egalement, il recommande la systématisation des enquêtes de moralité avant toute nomination aux postes de responsabilités, la promotion des valeurs d’intégrité à travers des récompenses aux agents intègres et méritants. De façon générale, il est recommandé « d’accorder une place toute particulière à la lutte anti-corruption dans les services suivants : l’éducation, la santé, la justice, la sécurité et la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ».

Comparativement au rapport précédent, les services comme la Douane, la DGTTM, la police nationale et les impôts ont connu une dégradation dans leur classement. « En effet, la douane  est passée de la 3e à la 2e place. La DGTTM de la 8e à la 3e place. La police nationale de la 9e à la 7e place et les impôts de la 7e à la 6e place », fait remarquer le secrétaire exécutif du Ren-Lac, Claude Wetta.    

 

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