Aujourd'hui,
URGENT
Cinéma: l’acteur ivoirien Ahmed Souané (Docteur Boris) est décédé ce jeudi 20 septembre
RDC: L’Onu inquiète face à l’augmentation des violations des droits de l’homme
Burkina: le gouvernement crée une Brigade spéciale des investigations anti terroristes et de lutte contre la criminalité organisée (BSLAT)
Pakistan: l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif remis en liberté (RFI)
Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana

Image: AFP/FAO

SOCIETE

Un rapport conjoint de l’organisation des nations unies pour l’alimentation  et l’agriculture (Fao) et quatre autres agences onusiennes a révélé  une augmentation du taux de personnes affamées à travers le monde. En 2017, le document estime à près de  821 millions, le nombre de personnes qui ont eu faim dans le monde  contre 804 millions en 2016.

En 2010, l’Onu s’était pourtant assigné  un objectif d’éradiquer jusqu’en 2030,  la faim dans le monde. En effet, l’objectif n°2 des ODD prévoit « éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable » d’ici 2030. Ce rêve se voit un échec parce que selon ce rapport, le nombre de personnes affamées a augmenté pour la troisième fois consécutive.  

En croire ces chiffres, le continent africain  demeure le plus touché  avec 21 % de sa population mal nourrie suivi de l'Asie avec 11,5 %. Cette situation déplorable s’explique selon les auteurs de cette étude, aux variations  climatiques qui rendent  la tâche plus difficile aux paysans. « Cette année, l'accent a été mis sur le changement climatique, le rapport démontre clairement que la variabilité du climat, et l'exposition à des phénomènes extrêmes, plus complexes, plus fréquents et plus intenses, ont remis en cause les progrès observés dans l'éradication de la faim et de la malnutrition », a expliqué José Graziano da Silva, directeur général de la FAO cité par RFI.

Pour rectifier le tir, les auteurs du document ont fait savoir qu’il fallait aider les paysans du sud en investissant dans les semences améliorées et dans la préservation des récoltes. Toute fois si le dérèglement climatique  est pointé  du doigt, la guerre demeure l'une des premières causes de malnutrition selon les chercheurs et 151 millions d'enfants  dans le monde souffrent encore de la faim.

Au Burkina Faso, selon les chiffres du ministère en charge de l’agriculture, durant la période de soudure (juin à août 2018), 620 394 personnes ont été en situation d’insécurité alimentaire.