Aujourd'hui,
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RDC: la nouvelle épidémie Ebola fait 200 morts
Burkina: le pays a reçu  654,373 milliards de FCFA d’aide publique en 2017 (rapport)
Etats-Unis: au moins douze morts dans une fusillade en Californie
Musique: le Rwandais Buravan, est le lauréat du Prix Découvertes RFI 2018
Burkina: augmentation de 75 FCFA du prix du carburant à partir du vendredi 9 novembre 2018 (conseil des ministres).
Pakistan: la chrétienne Asia Bibi poursuivie pour blasphème et acquittée il y a une semaine a été libérée (Officiel)
Ouagadougou:  l'échangeur du nord ouvert à la circulation le 15 novembre 2018
Burkina: près 700 000 femmes ont bénéficié de la gratuité de l’accouchement (président du Faso)
Cameroun:  Paul Biya  a prêté serment pour son 7e mandat

SOCIETE

La question de l’assistance médicale en mer a été débattue au cours d’une session de formation le 16 octobre dernier à Abidjan par l’institut de sécurité maritime interrégional (ISMI).

Du mardi 16 au vendredi 19 octobre 2018, l`Académie régionale des sciences et techniques de la mer (ARSTM) d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, a abrité un séminaire sous régional sur le renforcement de capacités des acteurs. Venus des Etats du Golfe de Guinée, les participants étaient essentiellement des acteurs du dispositif de secours en mer -commandants de moyens d’intervention (Marine ou Garde-Côtes), médecins en charge de l’aide médicale en mer, opérateurs ou responsables de centres opérationnels de coordination des secours en mer-, etc. 

Ils ont renforcé leurs capacités en matière d’aide médicale en mer dans le cadre des conventions et des recommandations émanant des organisations internationales et de l’apport aux acteurs d’une opération d’aide médicale en mer les outils nécessaires.

D’après le colonel Karim Coulibaly, directeur général de l’ARSTM, «la profession de marin est une activité à haut risque qu’impose des problèmes spécifiques en cas de blessure ou de maladie aussi bien en mer que dans des ports éloignés des pays d’origine des gens de mer.»

«Il ne se passe pas de jours de jours sans qu’un navire ne soit attaqué par des pirates pour sa cargaison ou son équipage, sans que les ressources halieutiques soient pêchées en toute illégalité, sans que les trafiquants de drogue essaient de faire passer leurs marchandises par les frontières terrestres, maritimes ou aériennes, sans que des passagers clandestins accèdent à bord de navires en escale ou tentent de franchir les mers vers les destinations européennes, sans qu’un acte de terrorisme ne soit posé», précise de son côté le directeur général  des  affaires maritimes et portuaires d’Abidjan, Bertin Tano. 

Sans compter, ajoute-t-il, qu’ à côté de la grande criminalité maritime, «on assiste aussi de manière récurrente à des accidents ou incidents maritimes qui impliquent souvent des efforts en matière de recherche et de sauvegarde maritime et surtout de prise en charge médicale d’urgence des sinistrés souvent membres des équipages maritimes.» 

Malheureusement, notera M. Tano, la majeure partie des dispositifs dans le golfe de Guinée sont dépourvues de moyens. «De nombreux accidents dont ont été victimes les marins ces dernières années à bord des navires présents dans cette zone, ont montré les insuffisances dans la mise en place  des systèmes de sauvetage en général et plus particulièrement dans l’organisation de l’assistance aux malades ou aux blessés», a-t-il regretté. 

Le séminaire d’Abidjan vient donc à point nommé, en ce sens qu’il a non seulement permis aux acteurs de renforcer leurs capacités en matière d’assistance médicale en mer mais aussi de former des ressources humaines de qualité afin de bâtir une économie maritime plus sécurisée, sûre et durable.

Il a également permis aux États participants de traiter de la problématique de l’assistance en mer notamment dans les états du golfe de Guinée.