Aujourd'hui,
URGENT
France: le jihadiste français Fabien Clain, voix du groupe Daesh qui a revendiqué les attaques du 13 novembre, tué en Syrie (RFI)
Terrorisme: "la France peut intervenir militairement" à la demande du Burkina Faso selon l'Ambassadeur français à Ouagadougou (AIB)
Burkina: le gouvernement burkinabè compte rouvrir les écoles fermées à cause du terrorisme en mettant en route une stratégie
Etats-Unis: Bernie Sanders annonce sa candidature à la présidentielle
Burkina: le Premier ministre Christophe Dabiré obtient la confiance de l'Assemblée nationale avec 84 voix sur 127
RDC: Médecins sans frontières suspend ses activités dans la région de Masisi
Tapoa (Est): un commissariat et une école incendiés à Namounou, pas de perte en vie humaine (AIB)
CAN U20: les Aiglons du Mali sacrés vainqueurs après avoir disposé du Sénégal aux tirs au but (3-2) après un score d'un but partout
Mozambique: le fils de l’ex-président arrêté pour corruption
Burkina: 4 douaniers en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil tués au cours d'une attaque terroriste

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SOCIETE

Le prix du carburant à la pompe est en hausse de 75 F CFA depuis le vendredi 9 novembre 2018 sur l’ensemble du territoire national. Désormais, les usagers débourseront la somme de 677 F CFA pour le litre du Super et 601 F CFA pour celui du Gasoil. Surpris par cette augmentation, certains Ouagalais,  que Fasozine a rencontré, tout en reconnaissant la pertinence de cette mesure, désapprouvent la manière et le taux d’augmentation.  

Hamed Ouédraogo, ferrailleur en bâtiment : «Nous n’avons pas le choix. Je suppose que le gouvernement a opéré cette augmentation pour arranger le pays. Nous les regardons faire seulement. Sincèrement cela me dépasse et j’observe seulement. J’estime qu’on ne fait rien pour rien.»

Maurice Nikièma, couturier : «En dehors du Bénin et du Nigéria, le Burkina est le pays le plus moins cher en matière de prix de carburant dans la sous-région. Mais j’avoue que faire une augmentation de 75 FCFA d’un seul coup est trop. Le gouvernement pouvait commencer par 25 FCFA ou 50 FCFA. Même ce vendredi matin (9 novembre, Ndlr), il y a un de mes clients qui m’a dit que le transport pour aller à Bobo-Dioulasso a augmenté de 500 F CFA. C’est dire donc que les conséquences seront nombreuses».

Roland Guébré, technicien de maintenance industrielle : «Pour moi ce n’est pas la solution au problème évoqué par le gouvernement. 75 F CFA d’augmentation est trop pour le Burkinabè lambda que nous sommes. Le gouvernement devait le faire progressivement. Nous avons beaucoup de dépenses à faire surtout que le panier de la ménagère est déjà cher et on vient augmenter encore le carburant. La manière n’est vraiment pas la bonne. Et cela est révoltant. Même dans les pays développés ce n’est pas comme ça que cela se passe».

Salimata Guira, pompiste : «Nous avons été nous-mêmes surpris par cette augmentation mais on y peut rien. Depuis ce matin, c’est la grogne des clients qui nous agasse. Sur la raison évoquée, je crois qu’elle mérite le concours de tous mais 75 FCFA, c’est vraiment trop. Moi-même j’ai une moto et déjà, je pense à l’augmentation de mon budget mensuel».