Aujourd'hui,
URGENT
France: le jihadiste français Fabien Clain, voix du groupe Daesh qui a revendiqué les attaques du 13 novembre, tué en Syrie (RFI)
Terrorisme: "la France peut intervenir militairement" à la demande du Burkina Faso selon l'Ambassadeur français à Ouagadougou (AIB)
Burkina: le gouvernement burkinabè compte rouvrir les écoles fermées à cause du terrorisme en mettant en route une stratégie
Etats-Unis: Bernie Sanders annonce sa candidature à la présidentielle
Burkina: le Premier ministre Christophe Dabiré obtient la confiance de l'Assemblée nationale avec 84 voix sur 127
RDC: Médecins sans frontières suspend ses activités dans la région de Masisi
Tapoa (Est): un commissariat et une école incendiés à Namounou, pas de perte en vie humaine (AIB)
CAN U20: les Aiglons du Mali sacrés vainqueurs après avoir disposé du Sénégal aux tirs au but (3-2) après un score d'un but partout
Mozambique: le fils de l’ex-président arrêté pour corruption
Burkina: 4 douaniers en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil tués au cours d'une attaque terroriste

SOCIETE

La Coalition nationale de lutte contre la vie chère a animé une conférence de presse ce samedi 17 novembre 2018 à la bourse du travail. Face aux hommes de média, la coalition a annoncé une journée nationale de protestation contre la hausse du prix des hydrocarbures et ses éventuelles répercutions dans la vie des citoyens. Cette action va se tenir le 29 novembre 2018 et sera ponctuée d’une grève de 24 heures.

Le jeudi 8 novembre dernier, le gouvernement a procédé à une augmentation du prix du litre du super 91 et du gasoil. Cette mesure  a été justifiée par la hausse du prix du baril de pétrole au plan international, la situation difficile de la trésorerie de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbure (Sonabhy) et la nécessité de soutenir l’effort de guerre. Un argument battu en brèche par les conférenciers du jour qui trouve la mesure d’augmentation : « brusque, unilatérale et cynique ».

 « Le gouvernement reconnait que les difficultés de trésorerie de la Sonabhy sont liées au cumul de dette de l’Etat vis –à vis de la société qui s’élèverait à près de 240 milliards de F CFA. La question que l’on est en droit de se poser est de savoir depuis quand l’Etat ne paie-t-il pas ce qu’il doit à la Sonabhy, alors que cette société prélève sur les produits pétroliers, des droits de douane, des impôts et taxes… dont le cumul atteint 264 F CFA par litre d’essence et de gasoil » a déclaré Chrysogone Zougmoré , président du MBDHP et porte parole de la CCVC.

Il dénonce aussi un fait curieux et contradictoire. Il ressort d’autre part que des bilans faits lors des assemblées générales des sociétés d’état des trois dernières années, des bénéfices importants auraient été réalisés notamment par la Sonabhy et la Sonabel. 

A l’évidence selon les conférenciers, par l’effet d’augmentation en cascade des prix de biens et services, cette importante hausse des prix des hydrocarbures aura des conséquences dommageables sur la vie de la grande majorité des populations qui « croupissent déjà sous la misère ».

 C’est pour dénoncer cette situation que la CCVC organise sur l’ensemble du territoire national, des manifestations publiques le jeudi 29 novembre 2018. A Ouagadougou, il s’agira d’une marche qui ira de la bourse du travail au ministère du commerce où une plateforme revendicative minimale sera transmise au gouvernement. Elle  lance alors un appel de mobilisation à ses  structures délocalisées, ainsi qu’à l’ensemble des forces sociales afin de faire de  cette journée du 29 novembre une journée  nationale de protestation contre la hausse des prix des hydrocarbures et ses conséquences. Cette journée sera soutenue par un mot d’ordre de grève de 24 h.