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SOCIETE

La Coalition des associations pour la défense du droit au logement (CADDL), était face à la presse le vendredi 23 novembre 2018. Ce rendez-vous était le lieu pour Pama Nébié, secrétaire général de ladite structure et ses camarades de taper du poing sur la table et surtout tirer à boulet rouge sur le gouvernement, quant à la gestion de l'apurement du passif du foncier au Burkina Faso.

La CADDL, par la voix de son porte-parole estime que le gouvernement, par l'entremise du ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat, est dans une dynamique allant à l'encontre du combat qu'elle mène. Selon Pama Nébié, «le rôle du ministère consiste à empêcher les victimes de participer de façon convenable à la manifestation de la vérité sur la gestion mafieuse et opaque des opérations de lotissement passées.»

C’est cette attitude qualifiée de «forfaiture», que la coalition des associations pour la défense du droit au logement, a bien voulu dénoncer. Pour les membres de la coalition, s’en est de trop de la part du gouvernement, dans la mesure où les multiples actions entreprises en vue d’interpeller les uns et les autres à ce que la lumière soit faite sur l’état des lieux sur le passif du foncier, sont restées sans suite. Cet état de fait constaté par la CADDL, l’emmène à conclure que «le gouvernement s’entête à entretenir le flou et la diversion autour de l’apurement du foncier». Elle en veut pour preuve le fait que «par un décret en date du 25 octobre 2018, le conseil des ministres a procéder à la levée de la mesure de suspension des opérations de lotissement dans toutes les communes du Burkina Faso à l’exception de Ouagadougou et Bobo Dioulasso», a indiqué M. Nébié.

Se prononçant sur cette décision, la CADDL soutient que le gouvernement fait preuve d’une volonté à «mettre la charrue avant les bœufs». Attitude qu’elle confie refuser de façon catégorique, d’où le questionnement qu’elle se pose «quelle valeur accordée aux recommandations de la commission d’enquête parlementaire de 2016 ?». Cependant, à en croire le secrétaire général de cette coalition, le gouvernement est en phase de mettre tout en œuvre afin de «limiter notre marge de manœuvre et tailler notre rôle de veille à sa mesure. Il s’agit ni plus ni moins que d’un cadre initié pour faire taire la société civile active, légitimer des décisions impopulaires et légaliser le pillage du foncier urbain.»

Par ailleurs, déterminées dans leurs démarches pour une prise en compte de leurs revendications, les associations affiliées à la CADDL entendent continuer le combat qu’elles mènent depuis lors. A cet effet, leurs intentions sont clairement affichées. «La CADDL se démarque de cette cabale politique digne d’une époque révolue et appelle les organisations de la société civile à un sursaut citoyen et à une unité pour des luttes puissantes et fructueuses en faveur des masses», a laissé entendre Pama Nébié.
Toutefois, c’était aussi l’occasion pour la coalition des associations pour la défense du droit au logement de dénoncer la «procrastination et le manque de volonté politique du pouvoir MPP», sur la question relative à l’apurement du passif foncier de façon transparente. Tout en exigeant des cadres consensuels pour des audits «sérieux», associant les organisations de lutte pour la transparence dans les opérations de lotissement, l’appel a été lancé aux populations «victimes du pillage foncier», à renforcer l’unité autour de la coalition.       
 

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