Aujourd'hui,
URGENT
France: le jihadiste français Fabien Clain, voix du groupe Daesh qui a revendiqué les attaques du 13 novembre, tué en Syrie (RFI)
Terrorisme: "la France peut intervenir militairement" à la demande du Burkina Faso selon l'Ambassadeur français à Ouagadougou (AIB)
Burkina: le gouvernement burkinabè compte rouvrir les écoles fermées à cause du terrorisme en mettant en route une stratégie
Etats-Unis: Bernie Sanders annonce sa candidature à la présidentielle
Burkina: le Premier ministre Christophe Dabiré obtient la confiance de l'Assemblée nationale avec 84 voix sur 127
RDC: Médecins sans frontières suspend ses activités dans la région de Masisi
Tapoa (Est): un commissariat et une école incendiés à Namounou, pas de perte en vie humaine (AIB)
CAN U20: les Aiglons du Mali sacrés vainqueurs après avoir disposé du Sénégal aux tirs au but (3-2) après un score d'un but partout
Mozambique: le fils de l’ex-président arrêté pour corruption
Burkina: 4 douaniers en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil tués au cours d'une attaque terroriste

SOCIETE

L’année 2018 a été une année au cours de laquelle le Burkina Faso a connu une multitude d’attaques terroristes avec en clé un nombre élevé de victimes surtout côté forces de défense et de sécurité. En cette fin d’année, chaque Burkinabè a un fait qui l’a marqué en 2018. Il ressort de ce mini micro-trottoir réalisé à Ouagadougou par Fasozine que le fait le plus marquant de l’année écoulée, pour la plupart des interviewés, est l’accroissement des attaques terroristes.

Patricia Meda, institutrice : « Pour moi, c’est l’accroissement du nombre de tués du coté  de nos forces de défense et de sécurité. Ils meurent sur le champ de bataille sans qu’il y ait une issue apaisante. Jusqu’à quand cela prendra fin? ».

Miriam Tapsoba, étudiante en marketing : « Le fait marquant de l'année pour moi, c'est quand Simon Compaoré, ministre de la Sécurité en son temps s'est transformé en gendarme avec à la clé ses concepts «yaada yaada», «tranquillos», «le pays est gouverné». Ça m’a vraiment marqué dans le sens où aussi banal qu'il soit, cela m’a beaucoup amusé. Des maquis ont vu le jour grâce à ce concept, des  tee-shirts aussi ont été créés par des individus ».

Diane Kenza Ouédraogo, étudiante en droit : «Ce qui m’a marqué en 2018, ce sont les nombreuses attaques terroristes. Ces attaques ont fait de nombreuses victimes et endeuillé beaucoup de familles. Elles ont eu des conséquences sur l’enseignement. Dans plusieurs localités du pays, des écoles sont fermées et du coup, les enfants ne fréquentent plus. Pour ma part, je préconise plus de vigilance, de prudence et surtout plus d’enquêtes pour que nos forces de sécurité et de défense ne meurent plus sur le terrain par suite d’explosions de mines. Et sur le sujet, il faut que le gouvernement ouvre l’œil et le bon surtout ».

Dommèzao Somda, agent du Minefid : «Ce sont la fracture sociale et les attaques terroristes. Presque tous les corps de la Fonction publique sont rentrés en mouvement. Ces mouvements sont moins révoltants que les attaques perpétrées contre nos FDS. L'état d'urgence décrété par le gouvernement est un euphémisme aux nombres de morts que nous avons enregistrés dans nos rangs. Vivement que 2019 soit meilleure ...»

Esaie Dimtoumda, journaliste : «Ce qui m’a marqué le plus est l’accroissement des attaques terroristes. Je pense que les populations civiles doivent beaucoup collaborer au niveau renseignement avec nos forces de défense et de sécurité ».

Sébastien Kog Somda, cadre commercial : « Pour moi, les faits se situent à plusieurs niveaux. Fait heureux, c’est l’ouverture de l’échangeur du Nord. Le fait malheureux, c’est le décès des 10 gendarmes à Toeni le jeudi 27 décembre dernier dans la région de la Boucle du Mouhoun ».