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Burkina: le Colonel-Major Moïse Mimingou est nommé Chef d’Etat-Major Général des Armées
Burkina: le Colonel-Major Moïse Mimingou du Groupement Central des Armées est nommé Général de Brigade
Burkina: Amnesty International invite les autorités à ouvrir "urgemment" une enquête "indépendante et impartiale" sur le drame de Yirgou

SOCIETE

Suites aux événements tragiques intervenus le jour de l’an à Yirgou, dans le Centre-Nord du Burkina, le Collectif contre la stigmatisation des communautés a organisé une conférence de presse ce mardi 8 janvier 2019 à Ouagadougou. Objectif : faire le point de l’évolution des évènements dramatiques de Yirgou et les actions que le collectif entend mener les jours à venir pour demander justice.



Le 1er janvier 2019, l’assassinat de 6 personnes dont le chef de village par des individus non identifiés dans le village de Yirgou, commune de Barsalogho, province du Sanmatenga au Centre-nord du Burkina a conduit à des actions de représailles contre des personnes appartenant à la communauté peule par des individus qui seraient issus du groupe d’autodéfense communément appelés «Koglweogo».

Si les chiffres officiels font état de 46 morts, le bilan est tout autre selon Daouda Diallo, porte-parole du CISC. Selon lui, après avoir parcouru 8 villages sur les 83 que compte la région, 48 décès et 1300 blessés ont été dénombrés. «De la date du 6 janvier à ce jour, on continue de retrouver des survivants, des blessés dans la brousse et des corps jetés dans les puits perdus et les trous de sites d’orpaillage», indique M. Diallo.

A ce bilan, il faut ajouter la liste des biens qui ont été pillés et qui n’ont toujours pas été évalués. Aussi, le collectif fait remarquer que la prise en charge des parents des victimes et des blessés n’est pas conséquente.

Quand la pluie nous bat…

Les tragiques évènements de Yirgou montrent selon Daouda Diallo, que les terroristes ont enregistré une nouvelle victoire sur le peuple burkinabè. «Le terrorisme nous tuait et endeuillait notre pays. Désormais, il nous pousse à nous entretuer, pour se porter en sauveur de ceux d’entre nous qui se sentiraient abandonner et mal aimés et ainsi, fatalement faire basculer notre pays dans les abimes de la guerre civile», fait remarquer le porte-parole du collectif pour qui, les Burkinabè doivent comprendre qu’il est inutile de se battre quand vous êtes déjà battus par la pluie.

Face à l’urgence et la gravité de la situation, le CISC constitué d’Organisations de la société civile et d’acteurs engagés en faveur de la cohésion sociale, estime que fermer les yeux sur cette situation tragique, c’est se tirer une balle dans le pied. Tout en lançant un appel à la retenue et au calme à tous les habitants et à tous les acteurs, le collectif appelle l’Etat à assumer pleinement ses responsabilités de garant de la sécurité de tous les Burkinabè sans aucune distinction.

En outre, il appelle les forces-vives de la nation à une marche-meeting le samedi 12 janvier à Ouagadougou et à Dori pour dénoncer les manœuvres divisionnistes des terroristes et des groupes d’autodéfense Koglweogo. Le CISC réclame également l’arrestation immédiate et sans délai des auteurs, la prise en charge gratuite des survivants et blessés, le désarmement de tous ceux qui détiennent illégalement des armes de guerre notamment les Koglweogo et l’implication de l’armée burkinabè dans le respect des lois républicaines. Des actions judiciaires seraient également en vue avec l’assistance de Me Ambroise Farama, avocat des parents des victimes et du collectif.