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Justice: la CPI acquitte Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé et exige leur libération immédiate
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Football: Salitas FC a été battu (1-0) par Al Nasr de Benghazi au match aller du tour de cadrage de la Coupe de la Confédération
Mali: le Comité International de la Croix-Rouge dresse un bilan préoccupant de la situation humanitaire
Criminalité faunique: deux présumés trafiquants burkinabè interpellés avec des peaux de cinq félins par le ministère de l'environnement
Burkina: l'Etat d'urgence prorogé pour une durée de 6 mois par l'Assemblée nationale
Burkina: le Colonel-Major Moïse Mimingou est nommé Chef d’Etat-Major Général des Armées
Burkina: le Colonel-Major Moïse Mimingou du Groupement Central des Armées est nommé Général de Brigade
Burkina: Amnesty International invite les autorités à ouvrir "urgemment" une enquête "indépendante et impartiale" sur le drame de Yirgou

SOCIETE

Dans cette déclaration, l’ONG Amnesty international invite les autorités burkinabè à ouvrir « urgemment » une enquête indépendante sur les événements tragiques survenus à Yirgou le jour de l’an, qui ont occasionné une quarantaine de morts.

Les autorités du Burkina Faso doivent ouvrir d'urgence une enquête indépendante et impartiale sur les violences ayant entraîné 47 personnes tuées et plusieurs blessées au début du mois, et déférer les responsables à la justice dans le cadre de procès équitables, a déclaré Amnesty International le 9 janvier 2019. Ces faits se sont produits le 1er janvier au cours de violences entre communautés Mossi et Peule dans la localité de Yirgou dans la région du Centre-nord du pays. Amnesty International a pu recueillir des informations qui confirment que ce jour-là, des individus non identifiés ont perpétré une attaque armée contre le domicile du chef de village de Yirgou, faisant au moins sept morts dont le chef de village lui-même. 

Des populations du village ont, en guise de représailles, attaqué au moins huit localités habitées par des Peuls. Le bilan officiel du gouvernement fait état de 47 morts au sein de la communauté peule et d’importants dégâts matériels. Le président burkinabé Roch Marc Kaboré s’est rendu sur les lieux et a appelé à la paix et à la tolérance entre communautés et pris l’engagement de créer un centre d’accueil pour les victimes. Amnesty International condamne les actes de violence et appelle les autorités à veiller à ce que seuls des agents de l’État puissent maintenir la sécurité. 

L’organisation appelle également les autorités judiciaires à mener dans les meilleurs délais des enquêtes approfondies, impartiales et transparentes sur tous les crimes et les allégations d’atteintes aux droits humains commis dans le cadre des violences intercommunautaires et traduire en justice les responsables présumés de ces agissements.