Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: «Plus de 105 000 ha de forêts perdues annuellement» selon le ministère de l'environnement
Santé: l'OMS déclare Ebola une «urgence» sanitaire mondiale
CAN 2019: le Nigéria bat la Tunisie (1-0) et s’adjuge le bronze
Cédéao: décès de Marcel Alain de Souza, ancien président de la Commission (8 avril 2016 au 28 février 2018)  à Paris en France
Europe: Ursula von der Leyen élue de peu à la tête de la Commission européenne (RFI)
Musique: décès de Johnny Clegg, le "Zoulou Blanc" à l'âge de 66 ans
Burkina: 2136  policiers pour servir « patriotiquement » la Nation
Ouagadougou: 11 personnes décèdent au cours de leur garde-à-vue, le parquet ouvre une information judiciaire
Espace: l’Inde reporte le lancement de sa seconde mission lunaire
Football: la finale de la CAN 2019 opposera le vendredi 19 juillet au Caire, le Sénégal à l'Algérie

SOCIETE

Ils étaient des milliers de Burkinabè à battre le pavé dans les rues de Ouagadougou ce samedi 12 janvier 2019. A travers une marche suivie de meeting, le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) et d’autres acteurs de la société civile interpellent le gouvernement Burkinabè à rétablir l’Etat de droit et justice pour les victimes de Yirgou.

Le vivre-ensemble dans un Etat de droit est plus qu’un impératif. Mais selon les marcheurs de ce samedi, les évènements de Yirgou viennent démontrer qu’il peut être mis à mal et ce, de façon anodine. «Accepter de vivre ensemble en respectant les différences entre les uns et les autres», tels sont les maîtres mots de ce meeting au cours duquel, le Dr Daouda Diallo, porte-parole du CISC a rappelé que «C’est la diversité des couleurs du tapis qui lui donne son éclat».

Du bilan actuel de la situation à Yirgou, Daouda Diallo révèle qu’il est de 75 morts et plus de 6000 déplacés. Il précise que les chiffres continuent d’évoluer sur le terrain. Sur le plan sociale, tout en reconnaissant qu’une bonne assistance est mise en place dans la commune de Kelbo et à Arbinda, Daouda Diallo fait remarquer que les déplacés ont de sérieux problèmes pour se nourrir, se vêtir et se soigner. «La prise en charge psychologique laisse à désirer. Sur le plan économique, beaucoup de biens ont été détruits et emportés. Les animaux des déplacés sont toujours pris en otage par les Koglwéogos qui prétendent s’approprier ou hériter désormais de ses animaux», déplore M. Diallo.

Convaincu que seul un Etat fort peut venir à bout de cette violence du fait du terrorisme, le collectif estime que l’autorité de l’Etat doit s’affirmer plus que jamais pour que cesse le cycle de violence des Burkinabè contre des Burkinabè. Il appelle toutes les composantes de la nation burkinabè à se mobiliser pour promouvoir la vérité, la justice, la paix et le vivre-ensemble. «Evitons de tomber dans la conjecture et la stigmatisation en cherchant à identifier nos bourreaux. Les citoyens doivent se départir des accusations gratuites et fortuites de même que les préjugés au nombre desquels, le délit de faciès. En voulant dresser le portrait-robot du terroriste, nous ne devons pas lui attribuer un faciès ethnique. En le faisant, nous rendons plus service aux terroristes qu’à nous-même», a conclu Daouda Diallo.

Aussi, le collectif lance un appel pressant à contribution des autorités administratives et coutumières dans la promotion des mécanismes traditionnels de règlement et de gestion des conflits aux côtés des mécanismes institutionnels existants. 

Sondage

Le maire de Ouagadougou a signé un arrêté réglementant la circulation et le stationnement des véhicules poids lourds. La circulation de ces véhicules n’est désormais autorisée qu’entre 22 heures et 5 heures du matin sur un certain nombre d’axes routiers.

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé