Aujourd'hui,
URGENT
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Coopération: la Chancelière allemande Angela Merkel, effectue les 1er et 2 mai 2019 une visite d’amitié et de travail à Ouagadougou
Sri Lanka: l'État islamique (EI) a revendiqué, les attentats qui ont fait plus de 320 victimes le dimanche de Pâques
Soudan: le président égyptien, al-Sissi plaide pour un nouveau délai accordé aux militaires
Algérie: Issad Rebrab, l’homme le plus riche d'Algérie, derrière les barreaux (RFI)
Mali: Boubou Cissé nommé Premier ministre
Soudan: l'Union africaine donne un ultimatum de 15 jours à l'armée pour remettre le pouvoir aux civils, sans quoi le pays sera suspendu
Burkina: le gouvernement dément la prétendue labellisation du Faso Dan Fani par une firme chinoise et annonce sa labellisation future
Irak: 900 présumés terroristes rapatriés de Syrie pour être jugés
France:  la cathédrale Notre-Dame de Paris ravagée par les flammes, l'édifice et les œuvres sauvées 

SOCIETE

Ils étaient des milliers de Burkinabè à battre le pavé dans les rues de Ouagadougou ce samedi 12 janvier 2019. A travers une marche suivie de meeting, le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) et d’autres acteurs de la société civile interpellent le gouvernement Burkinabè à rétablir l’Etat de droit et justice pour les victimes de Yirgou.

Le vivre-ensemble dans un Etat de droit est plus qu’un impératif. Mais selon les marcheurs de ce samedi, les évènements de Yirgou viennent démontrer qu’il peut être mis à mal et ce, de façon anodine. «Accepter de vivre ensemble en respectant les différences entre les uns et les autres», tels sont les maîtres mots de ce meeting au cours duquel, le Dr Daouda Diallo, porte-parole du CISC a rappelé que «C’est la diversité des couleurs du tapis qui lui donne son éclat».

Du bilan actuel de la situation à Yirgou, Daouda Diallo révèle qu’il est de 75 morts et plus de 6000 déplacés. Il précise que les chiffres continuent d’évoluer sur le terrain. Sur le plan sociale, tout en reconnaissant qu’une bonne assistance est mise en place dans la commune de Kelbo et à Arbinda, Daouda Diallo fait remarquer que les déplacés ont de sérieux problèmes pour se nourrir, se vêtir et se soigner. «La prise en charge psychologique laisse à désirer. Sur le plan économique, beaucoup de biens ont été détruits et emportés. Les animaux des déplacés sont toujours pris en otage par les Koglwéogos qui prétendent s’approprier ou hériter désormais de ses animaux», déplore M. Diallo.

Convaincu que seul un Etat fort peut venir à bout de cette violence du fait du terrorisme, le collectif estime que l’autorité de l’Etat doit s’affirmer plus que jamais pour que cesse le cycle de violence des Burkinabè contre des Burkinabè. Il appelle toutes les composantes de la nation burkinabè à se mobiliser pour promouvoir la vérité, la justice, la paix et le vivre-ensemble. «Evitons de tomber dans la conjecture et la stigmatisation en cherchant à identifier nos bourreaux. Les citoyens doivent se départir des accusations gratuites et fortuites de même que les préjugés au nombre desquels, le délit de faciès. En voulant dresser le portrait-robot du terroriste, nous ne devons pas lui attribuer un faciès ethnique. En le faisant, nous rendons plus service aux terroristes qu’à nous-même», a conclu Daouda Diallo.

Aussi, le collectif lance un appel pressant à contribution des autorités administratives et coutumières dans la promotion des mécanismes traditionnels de règlement et de gestion des conflits aux côtés des mécanismes institutionnels existants. 

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