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Burkina: le barreau plaide pour une reprise des activités judiciaires
Burkina: le barreau plaide pour une reprise des activités judiciaires
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Burundi: au moins 9 morts dans l'effondrement d'une mine de coltan à Kabarore
Fasofoot: Rahimo FC sacré champion national 2018-2019, Usco et Ajeb relégués en D2 

le présidium à l'ouverture de l'atelier

SOCIETE

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités 2018, le réseau «Initiative des journalistes africains pour la coopération et le développement» (Ijacod) a organisé en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) un atelier d’échanges avec les journalistes  sur cette instance onusienne  et son intervention au Burkina Faso. C’était du 29 au 30 janvier 2019.

Cet atelier de 48 heures a renforcé les capacités d’une centaine de journalistes sur la bonne gouvernance. Cette rencontre a permis aux journalistes venus des 13 régions du Burkina Faso de s’imprégner sur la présentation du PNUD depuis sa création, de son domaine d’intervention dans le monde, de son plan stratégique à l’échelle mondiale et de ses axes d’interventions au Burkina Faso. Plusieurs thèmes relatifs au traitement de l’information à caractère sécuritaire, au respect des droits de l’Homme, à la paix et aux Objectifs de développement durable (ODD) ont été abordés au profit des participants.

Pour le directeur pays du PNDU au Burkina Faso, Corneille Agossou, son institution est l’une des agences onusiennes la plus ancienne qui, malheureusement, semble peu connue. C’est pourquoi, au-delà de sa découverte, cet atelier a permis d’outiller les journalistes et les patrons de presse afin qu’ils puissent contribuer à la construction d’une société pacifique et au développement durable au Burkina Faso.

Selon lui, les hommes de média ont un rôle important à jouer dans la consolidation de la démocratie et la construction d’une société pacifique. «L’idée pour nous, c’est d’offrir un cadre aux communicateurs pour qu’ils puissent jouer plus efficacement leur rôle. Un accompagnement pour le pays, un accompagnement aussi au PNUD dans son rôle de promotion de la construction d’une société égalitaire, et inclusive» fait savoir M. Agossou.

De l’avis du spécialiste du Programme gouvernance et paix durable, Dieudonné Kini, l’atelier a été une occasion d’échanger avec les journalistes sur leurs responsabilités, sur ce qu’ils peuvent apporter sen tenant compte de leur capacité à informer, à sensibiliser, à éduquer les populations en rapport avec le contexte actuel sociopolitique, fait d’insécurité, de radicalisation, d’extrémisme violent, de menaces sur la cohésion sociale. «Ce sont des sujets sur lesquelles nous intervenons mais pour avoir plus d’impact sur le terrain, nous avons besoin de la communication des hommes de medias» soutient le Représentant du PNUD qui a dévoilé les grandes actions de l’agence au Burkina Faso. 

L’agence onusienne en charge du développement intervient dans trois grands axes dont le premier porte sur le renforcement des capacités institutionnelles dans les domaines de la justice, des droits humains, de la sécurité, de la cohésion sociale et de la réconciliation. Le deuxième axe porte sur des questions environnementales, de promotion d’énergies propres, de créations d’emplois décents et de revenus au profit des populations vulnérables. Le troisième axe concerne les aspects de résiliences surtout de prévention et de gestion des risques de catastrophes naturelles et de catastrophes socio-économiques.

Cet atelier a aussi permis de présenter aux participants un certain nombre de résultats qui ont pu être réalisé par le PNUD en partenariat avec le « pays des Hommes intègres ». En termes de résultats, dans le domaine de la justice en 2018, avec l’appui apporté par la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso, l’agence dit avoir réussi à faire juger plus d’une centaine de dossiers de personnes qui étaient détenues depuis longtemps sans jugement dont certains ont passé plus de 14 ans de détention sans accès à la justice.  En matière de dialogue sociale, à en croire M. Kini, le PNUD a travaillé à renforcer les capacités de l’observatoire national des faits religieux. «Quand on connait le contexte actuel, cet observatoire a un important rôle à jouer dans le décryptage, dans le suivi des faits religieux sur l’ensemble du territoire et dans la résolution de certains conflits qui, malheureusement naissent au sein soit des communautés religieuses ou entre différentes communautés religieuses» s’est-il justifié.

Par ailleurs, au-delà du bureau central qui existe au niveau de Ouagadougou, le PNUD a réussi à installer des points focaux dans 5 régions. Il s’agit de la région des Hauts Bassins, de l’Est, du Sahel, du Nord et de la Boucle du Mouhoun. Lesdites régions sont considérées comme des régions sensibles sur les questions religieuses. 

Pour le secrétaire exécutif de l’Ijacod, Jean Victor Ouédraogo, depuis quelques années, le Burkina Faso traverse des moments difficiles marqués par des attaques dans certaines régions. Et, étant donné que ce sont les journalistes qui connaissent mieux les enjeux du moment, il était urgent de les outiller afin qu’ils donnent l’information juste et travaillent en respectant l’éthique et la déontologie.  Les recommandations issues de cet atelier serviront de feuille de route qui va désormais lier l’Ijacod au Pnud. Elles pourront être des projets-programmes de développement et seront déroulées pendant trois à quatre ans afin de permettre aux journalistes de se spécialiser dans la bonne gouvernance. 

Crée en 2013, l’Ijacod a pour mission de coopérer avec les différentes organisations qui œuvrent pour le bien-être des populations. Il entend apporter sa contribution à l’instauration d’un développement durable au profit de tous.

 

Sondage

Le maire de Ouagadougou a signé un arrêté réglementant la circulation et le stationnement des véhicules poids lourds. La circulation de ces véhicules n’est désormais autorisée qu’entre 22 heures et 5 heures du matin sur un certain nombre d’axes routiers.

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