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Football: Rahimo FC, champion national 2019, remporte la Coupe du Faso en battant l'AS Sonabel par le score de 3 buts à 2
Cannes: la Palme d’or pour le «Parasite» de Bong Joon-ho, prodige sud-coréen
Justice: Maiza sérémé cède sa place à Harouna Yoda au TGI de Ouagadougou
France: explosion dans une rue piétonne à Lyon, six blessés, la piste du colis piégé privilégiée (parquet)
Chine-Burkina: «L’exportation des produits burkinabè vers  le marché chinois a augmenté de 300%» 
Royaume-Uni: la Première ministre Theresa May a annoncé ce vendredi 24 mai qu'elle quitterait ses fonctions le 7 juin prochain
Burkina: la société civile demande aux communes minières de suspendre toute collaboration avec les sociétés minières
Burkina: une performance globale de 63,3% enregistrée par les structures du Premier ministère en 2018

SOCIETE

Mécontente de la «lenteur» dans la mise en œuvre du protocole d’accord signé avec le gouvernement le 13 mars 2017, le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) met en garde : ledit protocole doit être mis en œuvre avant le 2e anniversaire de l’’accord. 

«Le 09 février 2019 s’est tenu à la Bourse du travail de Ouagadougou un Conseil de Direction du SYNTSHA. Il a regroupé 45 sections sur un total de 46 que compte le syndicat. L’ordre du jour a porté sur l’examen de l’état de mise en œuvre du protocole d’accord Gouvernement-SYNTSHA d’une part et d’autre part sur des questions internes relatives aux tâches de renforcement de notre organisation. 

Evoquant la situation nationale, le Conseil de Direction a dénoncé et condamné la poursuite de l’offensive du pouvoir contre les acquis sociaux et démocratiques des travailleurs et ceux de notre peuple, particulièrement durant la trêve observée depuis juin 2018 suite à l’appel du chef de l’Etat.

Malgré la disponibilité du SYNTSHA au dialogue franc, comme en témoigne sa participation active aux divers cadres de concertations, c’est avec colère et indignation que le Conseil de Direction constate :

Au titre des conditions de travail, les services construits (anciens et nouveaux) sont insuffisants et en mauvais état pour des problèmes d’étanchéité (Centre Hospitalier Régional de Tenkodogo,  CHU de Ouahigouya) et des installations électriques (CHR Dédougou) ; le non fonctionnement des services d’imagerie médicale au CHU de Ouahigouya, des CHR de Tenkodogo, Dori ; des ruptures intempestives de consommables et réactifs au CHU de Ouahigouya, CHR de Dori ; le manque de personnel dans tous les services ; les ruptures en médicaments dans la plupart des services.

Le Conseil a dénoncé l’indifférence du gouvernement au CHU-YO face aux souffrances des populations suite à la fermeture depuis plus d’un an du service de chirurgie viscérale et des pannes récurrentes du scanner et de la radiographie. 

Il a stigmatisé la situation au niveau du ministère de l’élevage qui reste également marquée par l’insuffisance en personnel, en infrastructure et la vétusté de la plupart de l’existant ; l’insuffisance en matériel de travail et de logistique roulante (motos) dans les zones d’élevage. 

En somme, les droits à la santé de notre peuple sont fondamentalement remis en cause.

Au titre des carrières : les projets de statuts particuliers et des répertoires interministériels des métiers de l’Etat (RIME) élaborés au niveau de la santé humaine et animale depuis longtemps dorment encore dans les tiroirs du gouvernement. 

Au titre des rémunérations, l’augmentation de 20% du salaire de base et l’octroi d’indemnités qui ont fait l’objet du protocole d’accord signé le 31 janvier 2018 entre les syndicats de la santé et le premier ministre de l’époque ne sont pas effectifs. Et pour cause, l’adoption des décrets d’application de la loi portant Fonction Publique Hospitalière (FPH) au compte gouttes et avec des contenus non conformes aux engagements traduisent clairement la mauvaise volonté des autorités.

Au titre de l’exercice des libertés démocratiques et syndicales, le Conseil a noté la persistance des intimidations et du mépris (tenue des sessions d’affectation en excluant le syndicat, refus d’information sur le carburant d’évacuation à l’intérieur du pays etc.) à l’égard des sections du SYNTSHA dans les services de santé humaine et animale.

Au titre des exigences de transparence dans la gestion des services, les relectures des textes relatifs à la participation des travailleurs aux instances des EPS, districts, régions etc. et l’utilisation systématique des quittanciers Trésor pour l’enregistrement des recettes dans tous les services entre autres ne sont pas effectives.

A la lumière de ce qui précède, le Conseil de Direction déplore et dénonce avec la dernière énergie les manœuvres dilatoires du gouvernement qui confirment son manque de volonté à respecter sa parole donnée.   

Par cette déclaration, le Bureau National prend l’opinion publique à témoin sur l’attitude de mépris du gouvernement à notre égard, nous imposant de ce fait une seule voie digne, celle d’une lutte vigoureuse et massive à même d’accélérer la mise en œuvre des engagements contenus dans les protocoles d’accord signés avec notre syndicat. A cet effet, il appelle les travailleurs de la santé humaine et animale à suivre l’évolution de la situation et à se tenir prêts avec détermination et vigilance pour la poursuite de la lutte.  

Le Bureau National estime que les travailleurs ont su faire montre de patience. En conséquence, il invite le gouvernement à tout mettre en œuvre pour qu’avant le deuxième anniversaire du protocole d’accord Gouvernement-SYNTSHA du 13 mars 2017, les travailleurs voient une amélioration tangible de leurs conditions de travail et le règlement des questions de salaire et d’indemnités. A défaut, le gouvernement portera seul l’entière responsabilité de la détérioration du climat social dans les secteurs de la santé humaine et des ressources animales et halieutiques. 

 

MOBILISES ET DETERMINES, NOUS VAINCRONS!! »

Pour le Bureau National

Pissyamba OUEDRAOGO/

Secrétaire Général

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