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Burkina: la Fédération internationale des Journalistes appelle au retrait de la réforme du Code pénal
Burkina: des médecins expriment leur ras-le-bol avec un ‘’carton jaune’’ au ministère de la santé (AIB)
RDC: l'Eglise appelle Tshisekedi à rompre avec les méthodes du régime précédent
France: Lamine Diack, l'ex-patron de l'athlétisme mondial, bientôt jugé pour «corruption active et passive» et « abus de confiance »
Barsalogho: 15 personnes tuées dans la soirée du samedi 22 juin 2019 par des hommes armés non identifiés (ministère de la Défense). 
USA: une condamnation à mort annulée après 6 procès pour «biais racial» (RFI)
Burkina: le Code pénal révisé adopté malgré l’opposition des médias et des organisations de droits humains   
Burkina: 110 508 candidats à la conquête du BAC premier diplôme universitaire
Turquie: les militaires «meneurs» du putsch raté condamnés à la prison à vie

SOCIETE

Ceci est un communiqué de presse des ONGs humanitaires sur la situation sécuritaire actuelle que connait le Burkina Faso.

Les ONGs humanitaires sont extrêmement préoccupées par l’escalade de la violence communautaire au Burkina Faso, alimentée notamment par la stigmatisation de certaines communautés, avec des conséquences désastreuses sur la situation humanitaire déjà difficile. Alors que le drame de Yirgou, survenu du 1er au 3 janvier 2019 est toujours vivace dans les esprits, le Burkina Faso connait de nouveau des scènes de violences entre des communautés à Arbinda. Ces exactions, perpétrées contre des populations civiles, ont fait officiellement 62 morts des blessés et des disparus. Outre les pertes en vies humaines, cette nouvelle vague de violence induit une augmentation des mouvements de population qui fuient leurs résidences pour des zones plus « sécurisées ».

Ces populations viennent s’ajouter aux 135 000 personnes déplacées internes, dont 65% vivent dans la région du Sahel et pour lesquelles, les acteurs humanitaires éprouvent des difficultés à apporter une assistance appropriée compte tenu du contexte sécuritaire et de la faible mobilisation des ressources financières. Le cas de Arbinda, où l’accès à l’eau, à la nourriture, au logement et aux soins est particulièrement difficile pour les personnes déplacées internes, illustre le risque d’une crise humanitaire d’ampleur, si rien n’est fait pour stopper cette violence entre les communautés. En tant qu’acteurs humanitaires œuvrant pour les populations les plus vulnérables du Burkina Faso, nous exprimons notre vive inquiétude au regard de l’évolution actuelle de la situation.

Nous réaffirmons notre conviction que seule une solution qui prend en compte les aspects politiques, sociaux et économiques de la crise tout en s’attaquant à ses causes réelles et profondes permettra d’instaurer une paix durable. Nous appelons toutes les parties prenantes, notamment l’Etat, à s’investir et à œuvrer en faveur d’un dialogue intercommunautaire afin de rétablir le vivre-ensemble, seule alternative pour la construction d’une paix et d’un développement durable. Outre les actions de réponses humanitaires d’urgence, de résilience et de construction de la paix, nous réaffirmons notre engagement à être aux côtés de toutes les communautés affectées sans aucune distinction, dans le respect strict des principes humanitaires de neutralité, d’impartialité, d’indépendance et d’humanité. Nous sollicitons tous les acteurs pour faciliter l’accès des humanitaires aux personnes vulnérables dans l’exercice de leur mission. 

Ont signé :

 

 

 

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