Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: Le CSC suspend l'émission "Biibémooré" de Optima FM pour 3 mois pour manquements à la loi, à l'éthique et à la déontologie. 
Côte d'Ivoire: saisie record de 200 tonnes de faux médicaments à Abidjan
Football: le Burkina Faso bat le Soudan du Sud par 2 buts à 1 au titre de la 2e journée des éliminatoires de la CAN 2021
Burkina: 32 terroristes neutralisés dans les régions du Centre-nord et du Nord
Sécurité: le Nigeria, le Bénin et le Niger lancent des patrouilles communes aux frontières
Burkina: l'opposition politique demande la levée "pure et simple" de la suspension de trois mois du FPR
5e RGPH: 5 229 contrôleurs et 20 916 agents recenseurs prêts pour l’opération de dénombrement qui débute ce 16 novembre
Niger: après trois ans d'absence, l'opposant Hama Amadou est rentré dans son pays ce jeudi 14 novembre
Burkina: le cyber-activiste Naïm Touré relâché «sans aucune charge»
Burkina: le Front patriotique pour le renouveau (FPR), parti d'opposition, du Dr Aristide Ouédraogo suspendu pour 3 mois

SOCIETE

Cela fait 10 ans que le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) est au service du développement des collectivités territoriales au Burkina. Après une décennie, une série d’activités a été programmée pour célébrer les acquis et repenser le développement à la base. Au nombre de ces activités, une caravane des professionnels des médias a sillonné les 13 régions du pays du 26 juillet au 8 août 2019.

«Plus de 100 milliards de francs CFA dans le développement des 364 collectivités territoriales que compte le Burkina en 10 ans», c’est le bilan qu’a fait Bruno S. Dipama, le directeur général du FPDCT à la cérémonie de lancement des activités commémoratives du FPDCT. Avec sa vocation d’être l’unique organisme de mobilisation de ressources pour le financement des programmes de développement des collectivités territoriales, le FPDCT doit entreprendre des mutations. Cette cérémonie a été l’occasion pour le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de revenir sur l’envie du gouvernement d’opérer des changements.
Au nombre des activités prévues pour la célébration de la décennie du FPDCT, il y a des colloques, des ateliers d’immersion, une tournée nationale, une opération de reboisement et un don de sang. A travers les deux dernières activités, le fonds entend œuvrer dans le social et l’environnement.

Ainsi donc après une décennie d’existence, le FPDCT veut constater de visu les réalisations faites avec ses investissements. Pour ce faire, une équipe de journalistes a mis le cap sur les différentes collectivités qui ont bénéficié  des 100 milliards de francs CFA du fonds. «La caravane est une des cinq activités retenues pour commémorer la décennie d’existence du fonds. L’objectif c’est de permettre aux professionnels des médias de constater ce que nous avons pu réaliser», a indiqué, le directeur général du FPDCT, Bruno Dipama.

Le maire de la ville de Bobo-Dioulasso très heureux de recevoir les caravaniers

La première étape de la tournée a pris en compte la région du Plateau-central, celle du Sud-Ouest et des Cascades. A ces étapes, des réalisations comme la maternité de Orunka, le CSPS de Zambo ou encore le lycée municipal de Sidéradougou ont connu la visite de la délégation du FPDCT. Des réalisations faites avec l’appui financier du fonds à hauteur de 8 milliards environ. Un investissement qui ne passe pas inaperçu du côté des autorités locales même si des défis restent à relever. Des forages, des boutiques de rue, des écoles et d’autres infrastructures marchandes et non marchandes, c’est le lot de réalisations faites avec l’accompagnement du FPDCT. Dans la région du Centre-Ouest, les communes de Tenado, Réo, Koudougou et Imasgo ont reçu la visite des journalistes.

Le rond point de la femme à Bobo-Dioulasso a également bénéficié du financement du FPDCT

Dans la commune de Koudougou, le fonds a financé la construction d’un abattoir municipal moderne. Le montant total de l’infrastructure s’élève à  plus de 400 millions de francs CFA.  Seulement, cet argent est comme « jeté par la fenêtre » car l’infrastructure réalisée depuis 2015 n’est pas exploitée. La cause selon le conseil municipal demeurait dans un souci d’eau courante. Mais à entendre le Directeur des affaires financières de la mairie de Koudougou, Boureima Zerbo, le problème a  été résolu et l’abattoir pourra être mis en service bientôt.

Cap a été mis par la suite sur la région du Nord. Gourcy, Arbollé, Laye, Ouahigouya, Boussé, Yako et Niou sont les localités qui ont reçu la visite des caravaniers. Comme à toutes les étapes, des motifs de satisfaction mais arrosés de difficultés à relever. Des infrastructures marchandes, scolaires et sanitaires ont été réalisées par le financement du FPDCT. Également dans la ville de Ouahigouya, le fonds a permis la réalisation de bon nombre d’infrastructures parmi  lesquelles, un plateau omnisport et un château d’eau pour le conseil régional. Des réalisations qui impactent véritablement la vie des populations selon les autorités régionales.

En dépit de la situation sécuritaire non rassurante dans certaines zones du Burkina, le FPDCT se montre aux cotés des populations pour recueillir leurs difficultés et constater de visu les réalisations faites. La région du Sahel et celle du centre-Nord ont ainsi reçu la délégation des professionnels des médias. Des localités comme Bani, Pissila, Kaya, Ziniaré, Nagreongo ou Zam ont été visitées par les journalistes.

A l’instar des autres régions et malgré un climat sécuritaire inquiétant, la région du Sahel a bénéficié des financements du fonds dans la réalisation de bon nombre d’infrastructures. Des boutiques de rues, une maison des jeunes et une maison des femmes sont entre autres des infrastructures faites sous financement du FPDCT.
Dans la comme de Bani, le Fonds a financé la construction de boutiques de rues et d’autres infrastructures non marchandes. Au profit des femmes de la localité, une maison  pour les différents groupements a été réalisée. Ledit groupement de femmes qui œuvre dans le tissage et la couture dit avoir d’autres besoins comme les toilettes et l’élargissement de leur salle de réunion. La construction d’un mur, l’acquisition de matériel pour les activités et l’électrification de l’infrastructure sont aussi des requêtes que les femmes de Bani ont tenu à transmettre au FPDCT.

Environ 800 millions investis dans le Plateau-Central

Le cap a ensuite été mis sur Ziniaré, le chef-lieu de la région du Plateau-Central. Avec environ 800 millions de francs CFA en termes d’investissement dans cette région, le FPDCT a réalisé des infrastructures scolaires, des centres d’hébergement, des infrastructures marchandes et sanitaires. Au sein du conseil régional, un site d’hébergement dénommé « hôtel du conseiller » a été réalisé.

Il a fallu braver tous les obstacles...

Sur une route impraticable où éviter un obstacle conduit droit vers un autre, les caravaniers ont eu fort à faire sur la nationale 4. Un aller-retour sur la voie qui relie Ouagadougou à Fada-N’Gourma qui peut s’avérer traumatisant. Ce sont là, les conditions d’une caravane de presse qui se veut la plus proche possible des populations. Des conditions parfois très difficiles mais qui montrent tout de même les réalités dans certaines localités.

Tibga, Diapangou ou encore Dialgaye, sont quelques localités qui ont connu la visite de la caravane de presse. Une caravane qui est allé toucher du doigt les réalités du terrain, surtout dans la partie Est du pays en proie aux attaques terroristes. A Kontaga-Peulh dans la commune de Tibga, le fonds a financé la réalisation d’un bouli pastoral. Financée à environ 66 millions de francs CFA par le FPDCT, ladite réalisation est perçue comme une aubaine pour les populations, surtout celles à vocation pastorale.

En termes de réalisations dans les autres collectivités de la région, la mairie de Fada N’Gourma a été équipée d’une salle de réunion, la commune de Diapangou a bénéficié de la construction et de l’équipement d’une maternité et le conseil régional a été doté en salle de réunion et d’un pied à terre pour les conseillers régionaux. « C’est la première fois que le fonds permanent nous rend visite et est l’un des principaux bailleurs de fonds. Si le fonds n’était pas là dans les années 2010-2011, il va sans dire qu’aussitôt créées, les mairies allaient endurer une atroce souffrance. Tout ce que nous avons réalisé sont des infrastructures qui vont participer à enrichir le conseil régional », a indiqué le président du conseil régional de l’Est, Paripouguini Lompo.

...pour atteindre ce bouli dans la région de l'Est

La dernière étape de la caravane a concerné les régions du Centre-Est et du Centre-Sud. Au niveau de ces deux localités, les messages ont été les mêmes. Des messages de satisfaction et de remerciement à l’endroit de la structure qui met le développement des collectivités territoriales en avant. « Si on te lave le dos, il faut te laver le visage », a indiqué le maire de la commune de Baskouré, Dieudonné Sawadogo pour exprimer son envie de continuer le développement de sa commune « avec ou sans le fonds permanent ».

Sur les points où le fonds a été interpellé notamment sur les décaissements et le suivi, Bruno Dipama, répond : « sur les questions de décaissement,  nous avons entrepris d’initier des cadres de concertations avec les directions générales du budget, du trésor et avec celle du contrôle financier. Si non, les retards de décaissements ne sont pas la faute du fonds permanent.»

En attendant la mise en place d’un service suivi-contrôle, les activités commémoratives de la décennie du FPDCT se poursuivent avec les colloques régionaux, l’opération de don de sang, les plantations d’arbres et très prochainement, les ateliers d’immersion régionaux.

Sondage

Pour lutter contre le terrorisme, le maire de Ouagadougou propose à chaque Burkinabè de céder un mois de revenus à titre d’effort de guerre. Selon vous, cette proposition est:

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé