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©Premier ministère

SOCIETE

La Cour de Cassation a désormais un nouveau Premier Président. Mazobé Jean Kondé a prêté serment ce jeudi 5 septembre 2019, au cours d’une audience solennelle. En prenant officiellement fonction, il a soutenu que trois règles de conduite et de management le guideront tout au long de l’exercice de ces fonctions à savoir la concertation, la redevabilité et la constance. Il remplace à ce poste madame Thérèse TRAORE/SANOU, admise à la retraite depuis avril 2019. La présence du Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, représentant le président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, a honoré l’éclat de cette cérémonie.

Nommé par ses pairs du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) comme premier Président de la Cour de Cassation, Mazobé Jean KONDE, magistrat de grade exceptionnel, 8eme échelon a pris officiellement fonction. Avec ce poste, il préside également les activités du CSM. Celui-ci remplace à ce poste madame Thérèse TRAORE/SANOU, admise à la retraite depuis avril 2019.

Selon le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, représentant le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, cette cérémonie montre la volonté du Chef de l’Etat et de l’ensemble du gouvernement, d’aller vers la mise en place des réformes concernant le pouvoir judiciaire.

« L’installation du premier président de la Cour de Cassation élu par ses pairs est la première depuis que le président du Faso ne préside plus le Conseil supérieur de la magistrature ainsi que l’a voulu la réforme constitutionnelle de novembre 2015. Ce qui veut dire que nous voulons mettre l’accent sur l’indépendance de la justice. Notre volonté est de faire en sorte que le pouvoir judiciaire puisse occuper toute sa place dans la construction de l’Etat de droit », a-t-il expliqué. 

Après avoir félicité le nouveau premier Président de la Cour de Cassation, il l’a assuré de l’accompagnement du gouvernement pour qu’il puisse accomplir toutes ces missions.

Et Christophe Joseph Marie DABIRE d’ajouter : « Nous voulons que le pouvoir judiciaire soit effectivement indépendant pour qu’il réponde aux préoccupations de l’ensemble des populations ».

Pour le premier Président de la Cour de Cassation, Mazobé Jean Kondé, la présence du Premier ministre à cette cérémonie témoigne de l’attachement du Président du Faso à l’institution judiciaire. 

En prenant officiellement fonction, il a exprimé sa gratitude au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour le choix porté sur sa personne pour diriger les activités de la Cour de Cassation et subséquemment celles dudit Conseil. 

Il a dit placer sa présidence sous une triple dimension à savoir l’avènement d’une Cour de Cassation réconciliée avec les principes fondamentaux d’indépendance, d’impartialité, de probité et d’intégrité, la construction d’une Cour de Cassation respectable et le rayonnement d’une Cour de Cassation respectée. 

Pour concrétiser cette vision et continuer à mériter la confiance du CSM, Mazobé Jean Kondé a déclaré qu’aucun effort ne sera de trop et que de ce fait trois règles de conduite et de management le guideront tout au long de l’exercice de ces fonctions à savoir la concertation, la redevabilité et la constance. 

A son avis, l’indépendance de la magistrature, son impartialité, son intégrité, sa dignité sont des valeurs qui méritent qu’on se sacrifie pour les concrétiser

Du reste, il a reconnu que son installation se tient à un moment où l’institution judiciaire est mise en cause parfois à raison mais le plus souvent à tort dans des conditions partisanes.

Pour cela, il a rappelé et insisté sur certaines règles et principes fondamentaux devant régir les acteurs judiciaires à savoir le principe d’indépendance du pouvoir judiciaire et le respect des règles déontologiques. 

Il a clos son propos sur cette note comparative : « Il est de la justice comme il est de l’hôpital. Qu’on soit magistrat, député, ministre et qui sais-je encore, on peut s’y retrouver et la douleur ne se montre pas en pareille circonstance quand à un moment donné on a eu, de par son statut, la possibilité de faire changer qualitativement les choses et qu’on ne l’a pas fait ». 

DCI/PM

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