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Le vice-président chargé des enseignements et des innovations pédagogiques de l’Université Ouaga 1 Pr Joseph-Ki-Zerbo, Pr Mahamadou Sawadogo, a livré à l’opinion la version des faits de l’université suite à la grève décrétée les 23 et 24 novembre par l’Association nationale des étudiants burkinabè, section de Ouagadougou. La structure estudiantine avait indiqué lors d’un point de presse que ce débrayage avait pour objectif de dénoncer une sanction arbitraire infligée à l’un de leurs camarades du nom de Yénilo Bahan.

Selon le quotidien Sidwaya qui cite la version de la présidence de l’Université, il est ressorti que la sanction disciplinaire de Yénilo Bahan fait suite à une « agression physique » de celui-ci sur la personne de l’étudiant Karim Zango, délégué de la promotion « Anglais 2015-2016 », le 16 mars dernier au sein du campus. Le motif de cette agression, selon le directeur de l’UFR/LAC, Pr Pierre Malgoubri, est en rapport avec le début des cours des nouveaux bacheliers. En effet, après un vote favorable de la promotion au démarrage des cours, Yenilo Bahan s’y est « farouchement opposé et a dit à Zango de le considérer comme son ennemi ». Sur plainte de l’agressé à la direction de l’UFR/LAC, les faits ont été portés devant la commission interne d’instruction de l’UFR pour être ensuite soumis au conseil de discipline de l’Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-Zerbo. Le Conseil a ainsi décidé de le sanctionner sur la base des franchises universitaires. Ainsi, l’étudiant a été suspendu de toute activité académique. Il ne pourra s’inscrire en mars 2018 qu’après avoir accepté de se réconcilier avec Karim Zango. Le vice-président chargé des enseignements et des innovations pédagogiques, Pr Mahamadou Sawadogo, a relevé l’attitude de Yénilo Bahan qui a été discourtois et a refusé de produire un rapport des faits à lui reprochés.  A la question de savoir ce qu’il compte faire face à l’ANEB qui menace d’aller en grève si la sanction n’est pas annulée, le Pr Sawadogo a été clair : « toute décision prise en conseil de discipline est irrévocable mais l’intéressé peut faire appel au niveau du tribunal administratif ». Le vice-président estime que cette grève n’a pas de « raison fondamentale » parce que l’un des leurs a battu son camarade et il a été sanctionné.   «Néanmoins, c’est leur droit d’aller en grève mais qu’ils sachent qu’ils auront une part de responsabilité sur les conséquences que cela va engendrer sur le calendrier académique qui est mouvementé par les évaluations et personne n’a intérêt à ce que les étudiants passent plus de temps qu’il ne le faut sur le campus» 

 

Source : Sidwaya

 

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