Aujourd'hui,

Eddie Komboigo et ses deux vice-présidents (Achille Tapsoba et Salifou Sawadogo

POLITIQUE

A l’issue du 7e Congrès ordinaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) tenu du 5 au 6 mai 2018 à Ouagadougou, Eddie Komboïgo a été réélu à  la présidence du parti pour un mandat de 3 ans. Les congressistes ont aussi renouvelé le bureau exécutif national fort d’une centaine de membres. Le fondateur du parti, Blaise Compaoré, a quant lui été désigné président d’honneur du parti avec «pleins pouvoirs». 

« Qui aurait parié il y a trois mois que le CDP tiendrait un congrès ? Qui aurait parié hier encore que le CDP sortirait uni de son 7e congrès ? Mais tous les pronostics des oiseaux de mauvais augure ont été déjoués parce qu’en vérité, ils ont oublié ou ils ignorent l’histoire de ce parti et de sa dynamique interne » tels ont été les premiers mots du président Eddie Komboïgo fraîchement réélu à la tête du parti.  

Pour une première dans l’histoire du parti, le président du CDP a été élu par vote à bulletin secret, faute de consensus. 19 candidats au départ, ils étaient finalement 2 en lice pour prendre les rênes du parti, les 17 autres ayant désistés. Eddie Komboïgo et Boureima Badini ont été départagés par le collège électoral de 72 votants. A l’issue du scrutin, Eddie Komboïgo avec 39 voix contre 33 pour Boureima Badini, a été élu président du parti pour un mandat de trois ans.

Outre cette élection, le bureau exécutif national a été renouvelé et compte dix vice-présidents.  Achille Tapsoba est le 1er vice-président en charge des questions politiques, Salifou Sawadogo occupe la 2e vice-présidence en charge des relations avec les partis politiques de l’intérieur. Alfred Sanou s’adjuge le poste de 3e vice-président en charge de la décentralisation. Jean Couldiaty occupe le poste de 4e vice-président en charge de l’économie et du développement durable. Blaise Sawadogo, président du comité d’organisation du présent congrès est désormais le secrétaire général du parti.

Léonce Koné, précédemment 2e vice-président du parti quitte le bureau et intègre le Haut Conseil du parti. Le fondateur du parti, l’ancien président Blaise Compaoré, a été désigné président d’honneur du parti et a été investi des pleins pouvoirs. 

Blaise Compaoré depuis son exil abidjanais jouit de pouvoirs exceptionnels. Entre autres, il arbitre en dernier ressort la prise des décisions du parti, il valide aussi le candidat choisi pour l’élection présidentielle de 2020 et valide les éventuelles collaborations et fusions du CDP avec les autres partis. Par ailleurs, l’ancien président peut convoquer tous les organes du parti et fixe l’ordre du jour. Outre cela, il peut être saisi de toute question majeure relative à la vie du parti et la situation nationale.

Autre conclusion du congrès : les militants ont exhorté le nouveau bureau à mettre tout en œuvre pour la réhabilitation et la reconstruction du siège du parti saccagé et détruit au cours des événements d’octobre 2014 et de septembre 2015. 

Dans son mot de clôture, le nouveau président a indiqué que l’objectif principal après ce congrès est la reconquête du pouvoir d’Etat. Et pour ce faire, il estime que le parti a bel et bien les moyens.

« Reconquérir le pouvoir d’Etat est maintenant notre objectif. Aucun obstacle ne nous empêche désormais d’assumer pleinement notre rôle dans l’évolution sociopolitique de notre pays le Burkina Faso. Avec les partis de l’opposition, le CDP jouera pleinement sa partition dans la défense intrinsèque et sans exclusive d’intérêts de notre peuple » a fait savoir Eddie Komboïgo.   Le nouveau gouvernail de l’ex parti au pouvoir s’est dit prêt à relever les défis électoraux à venir.

 

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