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POLITIQUE

La nouvelle direction du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) était face à la presse ce mercredi 30 mai 2018. Selon le premier responsable, Eddie Komboïgo, cette rencontre tenue au siège national du CDP à Ouagadougou, se voulait être un canal par lequel l’ex parti au pouvoir donnait sa lecture sur des questions qui font l’actualité tant au plan national qu’à l’international. Par ailleurs, cela a été aussi l’occasion pour le CDP de se prononcer sur les conclusions tirées de son 7e congrès qui s’est déroulé les 5 et 6 mai dernier.

Le parti dirigé par Eddie Komboigo, n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur la gouvernance actuelle marquée selon lui par « la morosité de l’économie ». Aux dires du président du CDP, cela est illustré par « les mouvements de grèves des travailleurs qui réclament les conditions meilleures de vie et de travail et par les attaques répétées des terroristes au point de nous faire perdre le contrôle d’une partie du Sahel ».

Cependant, sur cette dernière question évoquée, M. Komboigo a laissé entendre que son parti n’est en aucun cas « derrière un quelconque acte de djihadiste ». 

Par conséquent, « le CDP condamne toute personne qui compte prendre les armes contre notre Nation. Nous ne comptons pas sur cela pour être élus », a-t-il bien voulu préciser, tout en réitérant le soutien de sa famille politique à l’ensemble des forces de défense et de sécurité.

A côté de cet aspect sécuritaire Eddie Komboïgo et ses camarades ont aussi crié leur désarroi quant à la famine qui menacerait 22 provinces. A cet effet, ils soutiennent que « les différentes statistiques font ressortir un déficit céréalier et l’on fait fi de cette grave préoccupation pour commander des voitures ministérielles luxueuses choisissant ainsi de laisser le sort de la survie des Burkinabè aux partenaires extérieurs ». Cette situation, les pousse à se demander s’il s’agit là vraiment du changement prôné.

Se prononçant sur la rupture des relations entre le Burkina Faso et la Chine Taïwan, la troisième force politique nationale estime qu’il est question d’un acte de souveraineté qui incombe aux autorités. Toutefois, « nous osons croire que ces relations seront pour le bénéfice de nos populations », a affirmé Eddie Komboïgo. 

Par ailleurs, les militants du Congrès pour la démocratie et le progrès, par la voix de leurs responsables, s’indignent contre « le manque d’élégance et de reconnaissance à Taïwan pour ses soutiens multiples et importantes à l’égard de notre peuple ».

En termes de perspectives, les regards du CDP sont tournés vers les échéances électorales de 2020. A cet effet, il entend « œuvrer à reconquérir le cœur des Burkinabè et reprendre, par les urnes, la gestion du pouvoir d’Etat en 2020, pour la construction de notre pays et assurer une vie paisible et heureuse au peuple burkinabè », a fait savoir Eddie Komboïgo, dans son adresse aux journalistes.   

Et pour ce retour aux affaires, le CDP veut mener la lutte en vue de parvenir à la concrétisation du vote des burkinabè de l’extérieur. Aussi, il entend mener son combat sur le plan constitutionnel, en jetant un regard sur la loi dite « loi Cherif », qu’il qualifie de « loi de l’exclusion ». Estimant que certains de leurs camarades ont été victimes de ladite loi, Eddie Komboïgo conclut qu’ « il est temps de redonner les droits fondamentaux à tous les Burkinabè ».

Par ailleurs, du projet de loi  qui porte sur l’autorisation de ratification de la convention d’entraide judiciaire en matière pénale, et celui relatif  à l’autorisation de ratification de la convention d’extradition entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République française, le CDP s’est prononcé à cet effet. Soutenant ne pas être contre la manifestation de la lumière sur l’affaire Norbert Zongo, « nous fustigeons le fait de voter une loi taillée à la taille de monsieur François Compaoré (…) Nonobstant les arguments du ministre de la justice, cette loi est la fille de la vengeance, qui creuse davantage le fossé entre les Burkinabè à l’heure où tous les cœurs vaillants aspirent à la réconciliation nationale ».    

 

 

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