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Photo: queenmafa.net

POLITIQUE

Les groupes parlementaires de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et de Paix, justice et réconciliation nationale (PJRN) ont animé une conférence de presse ce 31 juillet 2018 pour dévoiler « les insuffisances et les dangers » de ce nouveau code adopté le 30 juillet.

C’est au cours d’une conférence de presse à l’allure d’un meeting politique que ces différents groupes parlementaires ont expliqué les raisons de leur refus de voter la loi portant révision du code électoral. Pour les parlementaires, en décidant d’exclure la carte consulaire, le gouvernement et sa majorité vont exclure « la diaspora des consultations électorales à venir».

Pour le président du groupe PJRN, François Bacyé, les élections sont sources de stabilité si elles sont organisées dans la transparence et l’équité mais, pourraient être aussi source d’instabilité dans le cas contraire. C’est pourquoi, il a indiqué que le code électoral qui contient les règles de l’organisation des élections doit faire l’objet d’un consensus des acteurs politiques. «C’est ainsi que les députés de l’opposition ont entamé des réflexions et des actions pour aboutir à un code électoral consensuel» affirme le député qui explique que: «lorsqu’on a analysé le projet de loi qui nous avait été soumis, nous y avions décelé des motifs d’inquiétudes voire une régression démocratique par rapport à la volonté politique de faire participer les Burkinabè de l’extérieur aux scrutins à venir».

Pour l’opposition donc, ce projet de loi est l’institutionnalisation de la logique d’exclusion instaurée par l’ancien président du CNT, Chérif Sy car, par ses effets, ce sont «des milliers voire des millions de Burkinabè qui seront exclus des scrutins à venir».

Selon Juliette Bonkoungou, député du CDP, la Constitution garantit à tous les citoyens burkinabè le droit de voter et d’être éligible. Dans cette optique donc, elle estime qu’il est du rôle de l’opposition de refuser une disposition qui viole les prescriptions de la loi fondamentale.

«En tant que représentant du peuple, nous avons le devoir de protester chaque fois qu’une disposition qu’elle soit législative ou règlementaire fait obstacle à cette prescription expresse de la Constitution. Voilà pourquoi, il est important que l’opposition joue son rôle de contrôle et de veille de la légalité et de la démocratie de notre pays en élevant sa voix pour protester chaque fois qu’on contrevienne à cette disposition constitutionnelle» a fait savoir Mme Bonkoungou.

Elle a indiqué qu’il appartient au gouvernement de se donner les moyens d’appliquer les prescriptions de notre Constitution. «Lorsque le président du Faso a prêté serment, il a juré de respecter et de faire respecter la Constitution. Donc, qu’il respecte ses engagements» a-t-elle rappelé tout en rassurant que l’opposition a toujours fait preuve de patience dans sa volonté de préserver la paix et la stabilité du pays et de rechercher le consensus à tout moment. «Mais, si nous sommes seuls à rechercher ce consensus, nous nous réserverons le droit d’entamer également d’autres actions que nous pouvons choisir de ne pas vous révéler ici» confie la députée.

Le député Moussa Zerbo de l’UPC,  s’est interrogé sur l’avenir de la carte consulaire après les élections surtout que le gouvernement par cet acte ne le considère pas. Pour ce dernier, il fallait s’en tenir aux propositions de la Ceni qui était très clairs : « La Ceni a proposé trois pièces à savoir la Cnib, le passeport et la carte consulaire biométrique. C’est le gouvernement (…) de façon unilatérale qui a décidé d’exclure la carte consulaire tout en sachant que les compatriotes ne peuvent pas avoir autre pièce».

Les députés ont indiqué que des actions seront envisagées dans les jours à venir sans dévoiler pour le moment le contenu.

En rappel, les députés des groupes parlementaires de l’opposition ont quitté la salle au moment du vote de la loi pour protester contre le contenu du nouveau code. Mais avant cela, ils ont exposé et défendu leur position au cours du débat général.

 

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