Aujourd'hui,

Le Mali vient à nouveau d’essuyer, ce dimanche 18 juin, une «attaque terroriste» qui rappelle gravement les mauvais souvenirs de novembre 2015, lorsque l’hôtel Radisson Blu avait été pris d’assaut. Mais ce énième attentat dépeint davantage l’inquiétant tableau sécuritaire que présente le pays à la veille de la tenue d’un référendum constitutionnel fortement contesté.

Les semaines à venir promettent d’être mouvementées au Mali, notamment sur le plan sociopolitique. Une frange importante de la population est en effet vent debout contre le projet de révision de la Constitution engagé par le pouvoir en place.

Poignée de mains entre Benjamin Netanyahou et Faure Gnassingbé

On attendait le Maroc, mais c’est… Israël qui fait la bonne affaire à l’issue du 51e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, qui s’est tenue ce dimanche à Monrovia, capitale du Liberia.

Initié par le président Ali Bongo Ondimba pour solder le contentieux moral et politique de l’élection présidentielle d’août 2016, le dialogue national, lancé le 28 mars 2017, s’est achevé le 27 mai dernier. Mais le rapport final de cette longue palabre, remis au chef de l’Etat gabonais, constitue-t-il véritablement l’acte de décès de la violente crise qui a sanctionné l’élection d’Ali Bongo à la tête de l’Etat?

Faure Gnassingbé, président du Togo

Depuis pratiquement un mois maintenant, hommes politiques et leaders de la société civile, mais aussi responsables religieux, poussent de plus en plus la chansonnette de l’alternance au Togo. Cette question, pendante depuis plusieurs années déjà, semble être revenue avec force au cœur des préoccupations sociopolitiques actuelles, dans ce petit pays de 56 785 km² coincé entre le Bénin à l’Est et le Ghana à l’Ouest.

Comme un piège sans fin qui fait bégayer sans cesse l’histoire violente de ce pays autrefois havre de paix, la Côte d’Ivoire est secouée, depuis quelque temps, par des mutineries à tout-va. Tel Sisyphe roulant indéfiniment sa pierre de damné, la Côte d’Ivoire semble danser indéfiniment au rythme macabre des mutineries tous azimuts…

La France commémore, ce 10 mai, la «Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions». Une journée institutionnalisée depuis 2006, qui parle et qui devrait fortement questionner l’Afrique…

Jeudi, vendredi, samedi… Plus que trois jours et les Français devront choisir, dans les urnes, celui ou celle qui présidera aux destinées de leur pays pour les cinq années à venir. Entre Emmanuel Macron (24,01% des voix au premier tour) et Marion Anne Perrine dite Marine Le Pen (21,30% des voix), qualifiés pour ce sprint final au soir du scrutin du 23 avril dernier, la balance penche du côté du candidat d’En marche!

Après une année 2016 des plus éprouvantes sur le plan social où il a essuyé un nombre incalculable de débrayages et de sit-in, le gouvernement burkinabè avait l’impérieux devoir de se donner un peu d’air pour 2017. Mais jusque-là, le ton ne semble pas être à l’apaisement puisque la marmite syndicale n’a aucunement arrêté de bouillir au cours des premiers mois de cette année. Et pour couronner le tout, l’opposition politique enfonce le clou, ce 29 avril, avec un meeting populaire censé dévoiler sa nouvelle plateforme de combat démocratique. L’opposition politique évoque ainsi «la dégradation de la situation de notre pays» pour inscrire ce meeting dans «le cadre des actions de mobilisation, de sensibilisation, d’interpellation et de protestation (qu’elle) engage conformément à son rôle républicain».

Les Français ont décidé de jeter dans l’arène, pour le sprint final vers l’Elysée, Emmanuel Macron du mouvement En marche et Marine Le Pen du Front national. A l’issue du premier tour de l’élection présidentielle qui s’est déroulé ce 23 avril en effet, ces deux personnalités ont confirmé les prédictions des sondages.

Il l’a finalement obtenu, son moment de gloire! Entouré de ses partisans, Jean Ping a orchestré son meeting samedi dernier. Et s’il se proclame toujours «président élu» du Gabon, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine semble prêcher désormais dans le désert.

De la République du Dahomey, proclamée le 4 décembre 1958, à la République du Bénin, née en 1990 sur les cendres de la République populaire du Bénin (30 novembre 1975-1er août 1990), le pays des amazones de Gbêhanzin a traversé bien des tourments sociopolitiques. Engagé dans un «renouveau démocratique» depuis la conférence nationale de forces vives, tenue en février 1990, le Bénin reste frileux à toute velléité de modification de sa Loi fondamentale.