Aujourd'hui,

En cette fin du premier mois de l’année 2017, les regards des Africains sont tournés vers Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie, où s’ouvre ce 30 janvier, la 28e Conférence au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union africaine. Les dirigeants des 54 Etats du continent tiennent donc leur grand’messe, les 30 et 31 janvier, avec au menu des dossiers on ne peut plus chauds, qui engagent l’avenir de l’Afrique.

Ouf, Yahya Jammeh a finalement cédé et s’est engouffré dans un avion pour… la Guinée équatoriale. Après plusieurs semaines d’inquiétudes et d’épreuves, et alors que la Gambie était sous le coup d’une intervention armée de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), l’ancien chef de l’Etat qui faisait de la résistance a dû se rendre à l’évidence: son salut n’était plus à Banjul. Lâché de toutes parts, pressé par la «communauté internationale», raisonné par les présidents Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie et Alpha Condé de la Guinée, Yahya Jammeh est donc sorti par la petite porte samedi dernier, après avoir régné 22 années durant sur ce petit Etat de l’Afrique de l’Ouest, enclavé dans le Sénégal.

Adama Barrow

Elu président de la République de Gambie le 1ᵉʳ décembre 2016, Adama Barrow, qui soufflera sa 52e bougie le 16 février prochain, vient d’être investi dans ses nouvelles fonctions sur le territoire diplomatique gambien de Dakar, capitale du Sénégal, devenant ainsi le troisième chef de cet Etat, depuis la proclamation de la République en 1970.

Ça y est, l’Amérique tourne tout doucement la page Obama. Premier président de couleur de la première puissance mondiale, Barack Obama, qui vient de boucler ses deux mandats réglementaires à la tête de l’Exécutif américain, fait en effet ses adieux à la Maison-Blanche après huit années d’une présidence jugée globalement satisfaisante, voire exemplaire.

Bien malin qui peut écrire l’épilogue des soubresauts militaires qui secouent à nouveau la Côte d’Ivoire aujourd’hui. La grogne de la soldatesque se généralise en effet et l’on se perd en conjectures sur l’issue de cette énième démonstration de la force armée. Toujours fébrile depuis la crise postélectorale de 2010, et alors que la réconciliation reste en berne, la situation sociopolitique sur les bords de la lagune Ebrié vire carrément à la grosse inquiétude depuis le début de cette année 2017.

Les choses sont décidément allées très vite sur les bords de la lagune Ebrié avec notamment la mise en place du nouvel appareil dirigeant du pays. Au sortir de la crise politico-militaro-sociale qui a récemment ébranlé la Côte d’Ivoire, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, a ainsi voulu donner rapidement un nouveau souffle aux institutions du pays, conformément au format de la Constitution de la IIIe République, promulguée le 8 novembre dernier. Et c’est Daniel Kablan Duncan, jusqu’alors Premier ministre, qui étrenne le fauteuil tout chaud de vice-président de la République de la République, premier grand changement de l’armada institutionnel adopté par référendum le 30 octobre 2016.

Après une année 2016 en demi-teinte, les Burkinabè abordent cette nouvelle année avec de grands espoirs, notamment au triple plan sécuritaire, économique et institutionnel. Autant dire que 2017 s’annonce déjà comme l’année de la concrétisation des importants défis qui s’imposaient depuis plusieurs années à la nation, et notamment au pouvoir en place depuis les élections couplées — présidentielle et législatives — du 29 novembre 2015.

C’est un sommet de tous les défis qu’abrite la capitale rwandaise du 10 au 18 juillet. Un sommet de tous les défis, mais aussi un rendez-vous hautement diplomatico-stratégique puisque l’Union africaine devra s’offrir, à Kigali, un nouveau staff, un « gouvernement » tout neuf avec pour ambition affichée de donner une réelle impulsion à la dynamique et à l’action au sein de l’institution panafricaine.

Proclamée par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) le 10 novembre 2009, la Journée internationale Nelson Mandela (Nelson Mandela Day) est célébrée le 18 juillet de chaque année depuis 2010. Objectif: «commémorer la contribution de Nelson Mandela, militant de la cause antiapartheid et premier président noir d’Afrique du Sud, à la promotion d’une culture de paix».

C’était acté, la IVe République devra céder sa place, au Burkina Faso, à une Ve République que tout le monde souhaite plus opérationnelle, plus en phase avec les réalités du pays. Une cinquième République régie par une nouvelle Constitution, dont l’avant-projet est désormais attendu pour le mois d’août, avec la mise en place, le 1er juin dernier, de la commission chargée de la proposer. Présidée par Halidou Ouédraogo, cette commission, composée de 92 personnalités issues du monde politique, universitaire, associatif, religieux et syndical, dispose en effet de soixante jours pour formater le contrat social qui fondera la Ve République.