Aujourd'hui,

22 décembre 2016. La gendarmerie nationale annonce sur sa page Facebook qu’il y a du grabuge au niveau d’une cargaison de poulets qui filait droit vers Ouagadougou. Et conseille vivement de faire attention «aux produits que vous achetez en cette période de fêtes de fin d’année». Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette mise en garde reste d’actualité, même après la période sensible du passage d’une année à une autre, car au-delà des… «820 poulets impropres à la consommation saisis par la Brigade territoriale de gendarmerie de Saamba alors qu’ils étaient transportés à bord d’un véhicule et d’un tricycle vers la ville de Ouagadougou», objet de l’alerte du 22 décembre dernier, combien de produits néfastes pour notre santé ont pu passer les mailles du filet et/ou échapper à la vigilance des citoyens?

La terre ne ment pas». Une réalité immuable en son temps, mais qui malheureusement ne fait plus vraiment recette de nos jours. Surtout au Burkina où au grand dam des paysans, la nature, changement climatique oblige, fait des siennes, modifiant les saisons à sa guise. Du coup, les pluies dont la régularité et une répartition adéquate dans l’espace déterminent la qualité des récoltes, s’illustrent par leur absence ou leur mauvaise couverture du territoire national.

 

Jusque-là épargnée de la menace djihadiste qui angoisse aussi bien les pays du Nord comme ceux du Sud, Madagascar vient de connaître, à son tour, une explosion d’origine criminelle qui a fait deux morts et 86 blessés. Les victimes étaient allées assister à un spectacle dans un stade de la capitale Antananarivo.

Cela n’aura échappé à personne, le pagne tissé du Burkina revient en force! Même si d’aucuns le trouvent tout de même cher, les Burkinabè affectionnent de plus en plus le Faso Dan Fani tandis que les pouvoirs publics multiplient les actions pour mettre en avant ce qui est considéré comme un symbole fort de l’identité nationale.

C’est comme lorsque René-François Sully Prudhomme déclamait son poème intitulé «Un songe». Dans ce rêve cauchemardesque décrit par l’auteur dans le célèbre poème paru en 1866 dans son recueil Les Epreuves, le premier lauréat du prix Nobel de littérature, en 1901, montre bien que «nul ne peut se vanter de se passer des hommes».