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JNP: Les paysans veulent le premier rôle

La Confédération paysanne du Faso (CPF) ne veut plus jouer les seconds rôles dans l’organisation des Journées nationales du pays (JNP). A l’occasion de la rencontre publique qu’ils ont eue le 5 mars dernier à Ziniaré avec le président Blaise Compaoré, Bassiaka Dao, le président de la CPF a martelé: «La JNP est d’abord et avant tout l’affaire de nous paysans. C’est pourquoi nous réclamons que l’organisation de la JNP, pour les éditions à venir, soit entièrement confiée aux organisations professionnelles agricoles mobilisées au sein de la Confédération paysanne du Faso et des Chambres régionales d’agriculture».

 

Voilà qui est clair. Finie, l’époque où les paysans, que l’on assimilait à tort à des analphabètes, étaient taillables et corvéables à souhait.

Bassiaka Dao va même plus loin. Le patron des paysans du Faso estime que c’est à ses camarades qu’il revient d’occuper les premiers rangs, et non pas les ministres, les gouverneurs, les hauts-commissaires, les maires et les préfets, comme cela se passe jusque-là. Sa réclamation est d’autant plus légitime et judicieuse que son secteur regroupe près de 80% de la population burkinabè. C’est donc à juste titre que les paysans veulent plus de considération et, surtout, le droit d’organiser leurs journées telles qu’ils l’entendent, sans être obligés de subir le diktat des administratifs et des politiques.

De quoi inspirer d’autres forces vives de la nation. Et surtout les femmes qui, malgré leur supériorité numérique, continuent d’être marginalisée, voire minorisée dans certaines manifestations qui les concernent pourtant au premier chef.

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