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SPORT

Au bout du suspense, Rahimo FC a remporté le samedi dernier, le championnat national de football de 1ere division en battant le RCK par le score de 2 buts à 1. Salitas FC, son concurrent immédiat qui avait pourtant son destin en main a fait un match nul (0-0) avec l’Usfa et termine 2e laissant du coup le titre à Rahimo. L’Usco de Banfora battu par l’Uso rejoint l’Ajeb en D2. Peu attendu à ce niveau, le Rahimo FC roi du football burkinabè jouera non seulement la finale de la coupe du Faso mais est également ainsi lancé en campagne africaine. Dans cet entretien, le premier responsable du club, Rahim Ouédraogo donne déjà les objectifs de l’académie de Bobo-Dioulasso et avoue que l’appétit est venu en mangeant.


Fasozine: Fraichement qualifié comme champion du Burkina, que ressentez-vous ?

Rahim Ouédraogo: C'est un grand plaisir parce que nous avons travaillé très dur depuis des années pour obtenir ce résultat. Félicitations à mon staff et aux joueurs qui ont vraiment mouillé le maillot cette saison.

Au départ c’était pour le maintien mais à quel moment le changement est intervenu ?

En début de saison, l'objectif n'était pas de devenir champion. Nous sommes une académie donc nous avons d'autres objectifs. Celui de  former de très bons  jeunes pour l'équipe nationale A et aussi pour que ces jeunes aillent monnayer leurs talents à l'extérieur puisque c'est cela leur rêve. Mais au cours de la compétition, c'est après le match de l'ASFB en coupe d'Afrique que les enfants sont venus me voir pour me dire qu'ils veulent être champion et jouer la coupe d'Afrique. 

A partir de ce moment quelles est la stratégie que vous avez mise en place ?

Quand ils sont venus me voir, je leur ai demandé s'ils étaient sûrs et ils ont répondu par l'affirmatif. Je leur ai donc dit que s'ils s'engagent, ils devraient aller jusqu'au bout. Et c'est ainsi que nous avons décidé de les accompagner tout en leur affirmant qu'il faudra qu'ils travaillent beaucoup et avec beaucoup de discipline. Alors chacun s'est fixé cet objectif et nous avons travaillé pour l'atteindre.

Êtes-vous prêts pour le challenge actuel ?

C'est peut-être le public qui met ce challenge devant nous. Nous n'avons pas encore dit ce que nous ferons l'année prochaine puisqu'il nous reste la coupe du Faso. Il faut qu'on termine la saison et après, s'asseoir avec les techniciens et voir ce que nous ferons. Parce que la formation et la haute compétition ne vont pas souvent ensemble. Nous avons joué avec nos enfants et si on doit aller jouer en campagne africaine surtout la ligue des champions, nous allons voir s’il faut recruter ou pas. Quelle sera la progression des enfants si nous les laissons de côté ? Ce sont autant de questions auxquelles nous allons réfléchir. C’est pour cela que je dis calmement qu’après la coupe du Faso, nous allons nous réunir et fixer les objectifs sans oublier qu'il est possible que des jeunes partent à l'extérieur aussi.

Comment comptez-vous entretenir votre effectif pour maintenir le cap ?

Rahimo ne reviendra pas au bas niveau s'il plait à Dieu parce que comme on le dit, c'est un centre de formation et il y a d'autres jeunes qui sont en train d'être formés. Ces enfants sont comme les miens, ils sont avec moi depuis qu'ils ont 12 ans. Donc pour moi, c'est leur  avenir qui est primordial. Nous les formons mais nous n'avons pas d'argent pour eux donc si un enfant peut aller à l'extérieur bâtir une bonne carrière et prendre sa famille en charge, nous ne pouvons que l'encourager. Notre souhait est que la majorité parmi eux, puisse partir, devenir des professionnels et revenir renforcer notre équipe nationale.

Quel est le grand défi pour vous aujourd'hui ?

C'est la réussite des enfants et Rahimo viens après. Nous travaillons dans l'ombre et je pense que le Burkina sera fier de Rahimo. Nous avons souffert durant cette saison et il y avait beaucoup de pressions. Nous allons donc évacuer tout cela après la coupe du Faso et prendre les bonnes décisions.

Comment comptez-vous aborder cette finale de la coupe du Faso ?

Au départ sur les deux tableaux, il y a des gens qui nous disaient de choisir et je leur ai dit que nous allions jouer les deux tableaux à fond. Ils m'ont dit que les enfants seront fatigués. Bien-sûr ils étaient fatigués mais ils ont tenu et c'était aussi de l'apprentissage pour eux d'aller puiser dans leurs réserves et obtenir ce qu'il fallait. Maintenant nous sommes en finale, je pense que la finale, c'est sur un match et c'est du 50-50 et nous la jouerons à fond et nous prions que Dieu nous aide afin que nous puissions remporter la coupe.

Vos attentes à l'endroit de vos supporters?

Je tiens à remercier tous ceux qui nous ont supporté cette année de près ou de loin. Cela fait plaisir de savoir qu'il y a des gens qui aiment ce que nous faisons et qui nous soutiennent au moment des victoires comme celui des défaites. C'est leur victoire à eux aussi et nous comptons énormément sur eux pour continuer le projet. C’est un projet à long terme donc il faut qu'ils soient derrière nous pour nous accompagner à atteindre les objectifs.
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