Aujourd'hui,
URGENT
Meeting du CED: le Naaba Kiiba de Tampouy met en garde Pascal Zaïda
USA : la dernière version du décret anti-immigration du président américain a été bloquée par la justice.
Développement : le président de la BAD assure que l’Afrique détient la clé pour nourrir 9 milliards de personnes d’ici à 2050. 
Education : le Conseil des ministres approuve le recrutement de 250 enseignants dans les domaines techniques et 400 conseillers techniques.
Santé: un projet de loi portant fonction publique hospitalière adopté en conseil des ministres.
Finances: les dépenses des collectivités territoriales en 2015 se chiffraient à 182 milliards de FCFA. 76 milliards de FCFA exécutés.
Finances: les recettes des collectivités territoriales en 2015 estimées à 181,32 milliards de FCFA. 62% mobilisés (Conseil des ministres).
Football: la saison 2017-2018 du «Fasofoot», championnat national, débute ce vendredi 20 octobre. 
Justice: le MBDHP appelle à une marche le 4 novembre 2017 pour réclamer le jugement des dossiers de l'insurrection et du putsch.
Kenya : une membre de la commission électorale démissionne, en accusant ses collègues de partialité.

TRIBUNE

Notre lecteur s’interroge, dans les lignes qui suivent, sur la manière dont l’opérateur économique Inoussa Kanazoé a été interpellé le mercredi 19 avril dernier par les forces de l’ordre. Il estime que l’opération menée par les forces de l’ordre ressemble plutôt à une action d’humiliation et de destruction qu’à une simple mesure conservatoire.


« Comme on le sait, l’opérateur économique de renom, Inoussa Kanazoé a été arrêté avec plusieurs de ses collaborateurs le mercredi 19 avril dernier à Ouagadougou dans son bureau sur l’avenue Kwamé Nkrumah. Quelques jours après, on sait un peu plus sur cette affaire qui secoue actuellement le monde économique. A l’origine de ce qu’il convient d’appeler l’affaire Kanis, il y a l’histoire d’un divorce mal digéré entre deux associés. En effet, après des années de collaboration, Inoussa Kanazoé propose à l’un de ses employés, Moussa Kouanda, de s’associer à lui pour une monter une cimenterie à Ouaga.

CIMFASO était née et fait la fierté des Burkinabè comme la première usine de ciments construite par un national et générant des centaines d’emplois directs. Au détour d’une mésentente, les deux associés après moult discussions, arrivent à un protocole d’accord transactionnel, permettant ainsi à Moussa Kouanda d’être dédommagé à hauteur de plusieurs milliards de FCFA et de quitter l’actionnariat de la société.

Contre toute attente, à la suite de cet accord transactionnel par devant témoins, une campagne est  organisée depuis un certain temps pour présenter l’homme d’affaire Kanis comme l’auteur de plusieurs malversations financières. Et son arrestation de sources proches de l’enquête serait liée à des fraudes fiscales concernant CIMFASO.  Seulement, voilà ! Un certain nombre de questions méritent d’être posées. Inoussa Kanazoé devait être arrêté comme « un vulgaire délinquant » et ses bureaux mis sous scellés ? Au Burkina,  des affaires similaires concernant des opérateurs économiques ont été traitées avec plus ou moins de tact.

Dans le cas de Kanis, il semblerait que son interpellation ferait suite à une rumeur selon laquelle l’homme d’affaires voulait prendre la poudre d’escampette. Peut-on être milliardaire de la trempe d’Inoussa Kanazoé, investissant chez lui au Burkina et fuir ainsi alors qu’il construit une cimenterie à Bobo-Dioulasso, à Abidjan et même dans d’autres capitales de la sous-région? Les entreprises d’Inoussa Kanazoé ne sont pas des boutiques ou des petits étals qu’on déplace d’un lieu à un autre : ce sont des industries lourdes dont le déménagement dans un autre pays ne saurait se faire facilement. Pourquoi donc cette opération commando qui ressemble plutôt à une action d’humiliation et de destruction qu’à une simple mesure conservatoire ?

Même s’il n’est pas au dessus de la loi, doit-on traiter le Dangote national de la sorte d’autant plus qu’il n’a pas refusé de répondre à une convocation des autorités judiciaires pour s’expliquer sur ce qui lui est reproché ? Y a-t-il des règlements de compte entre ce dernier et Moussa Kouanda dont on connait l’attachement à l’ancien régime (il est même présenté comme l’un des bras financiers) ? En tout cas, selon nos informations, ce weekend, il y a eu des chassés-croisés dans les milieux d’affaires à cause de ce que représente Kanis : sans vouloir l’absoudre, leur souhait de déterminer rapidement les responsabilités  des uns et des autres. »

Noufou Kanazoé

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Des mots pour le dire...

Sondage

Les députés démissionnaires du groupe parlementaire de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) doivent purement et simplement rendre leur mandat et quitter le parti.

Rejoins-nous sur Facebook

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé