Aujourd'hui,
URGENT
Brexit: les députés britanniques rejettent massivement l'accord de Brexit par 432 voix contre
Justice: la CPI acquitte Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé et exige leur libération immédiate
Ouagadougou: un mort dans une explosion dans une villa contenant des substances explosives au quartier Silmiyiri (arrondissement 9)
Football: Salitas FC a été battu (1-0) par Al Nasr de Benghazi au match aller du tour de cadrage de la Coupe de la Confédération
Mali: le Comité International de la Croix-Rouge dresse un bilan préoccupant de la situation humanitaire
Criminalité faunique: deux présumés trafiquants burkinabè interpellés avec des peaux de cinq félins par le ministère de l'environnement
Burkina: l'Etat d'urgence prorogé pour une durée de 6 mois par l'Assemblée nationale
Burkina: le Colonel-Major Moïse Mimingou est nommé Chef d’Etat-Major Général des Armées
Burkina: le Colonel-Major Moïse Mimingou du Groupement Central des Armées est nommé Général de Brigade
Burkina: Amnesty International invite les autorités à ouvrir "urgemment" une enquête "indépendante et impartiale" sur le drame de Yirgou

TRIBUNE

Ceci est une analyse du syndicaliste Bassolma Bazié sur le drame intervenu le jour de l’an à Yirgou (Barsalogho) qui a fait officiellement  48 morts. Pour lui, « un Etat-Nation se construit dans la vérité, le courage, et l’exemplarité ! » et il invite par conséquent à stopper l’hypocrisie politico-institutionnelle.

Au niveau national:

Des leaders syndicaux dans les années 1980 ont été affectés sans management dans le sahel caractérisé de « pays profond et métallique » par les « HOMMES PUISSANTS DU MOMENT » !

« Leur tort » : avoir eu le courage d’appeler à une gouvernance vertueuse !

Des leaders ont été rasés sans management et à sec en avril 2000, par les « HOMMES PUISSANTS DU MOMENT » !

« Leur tort » : avoir eu le courage de demander vérité et justice sur l’assassinat de Norbert ZONGO et ses trois compagnons !

Des compatriotes Burkinabé responsables d’Organisations ont été traités d’étrangers et chassés de certaines provinces en 2000 par « HOMMES PUISSANTS DU MOMENT » !

« Leur tort » : avoir eu le courage de revendiquer justice sur les crimes économiques et de sang !

Des « PUISSANTS DU MOMENT » ont traité de partenaires sociaux de terroristes en vue de les jeter en vindictes populaires ; ils ont même dit publiquement que la prochaine insurrection opposera les fonctionnaires aux paysans!

« Leur tort » : avoir le courage d’exiger une gouvernance vertueuse !

Sur la base de montages grossiers, des Organisations ont appuyé ces « PUISSANTS DU MOMENT » pour stigmatiser les travailleurs d’être moins de 2% et de s’accaparer de plus de 50% des ressources nationales et que c’est ce qui plombe le développement du pays!

Au niveau de l’espace UEMOA :

Les différents gouvernants politiques qui ont dressé les indicateurs économiques de pillage, sources de graves dérives, que sont :

1. Les indicateurs de 1er degré:

- le ratio de solde budgétaire global ;

- le taux d’inflation annuel moyen ;

- le ratio de l’encours de la dette intérieure rapportée au PIB nominal.

2. Les indicateurs de 2e degré qui sont :

- le taux de pression fiscale ;

- le ratio de solde budgétaire.

En effet, dans le fond, l’indicateur « le ratio de solde budgétaire », mis en œuvre dans notre pays, est utilisé pour indiquer le coût de la main d’œuvre, le niveau de pression fiscale et le coût des matières premières. Et rare de pays ayant mis en œuvre cet indicateur ont connu une paix sociale. Mais des structures osent accompagner les « PUISSANTS DU MOMENT » dans les dérives en produisant des déclarations et organisant des marches pour stigmatiser les travailleurs d’être moins de 2% de la population et s’accaparent de plus de 50% des ressources du pays : Ce sont aussi des germes de YIRGOU qui sont consciemment ou inconsciemment semés en sciant dangereusement la cohésion sociale!

Au niveau international à l’ONU :

Tout en saluant la solidarité internationale à l’endroit du peuple Burkinabé, certaines suscitent des questions tout de même ! En effet, il ressort que : « Dans une déclaration publiée par son porte-parole, Antonio Guterres s’est dit préoccupé par la détérioration de la situation sécuritaire dans certains provinces du pays où les autorités ont déclaré l’état d’urgence, ainsi que par la violence intercommunautaire. ». Je pose donc ces trois questions :

- Les responsables de l’ONU, ignorent-ils que la mise en œuvre des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS, SCADD, PPTE, PNDES) dont les conséquences s’évaluent à au moins 8.746 emplois directs perdus, des familles disloquées, des enfants déscolarisés et déversés dans la prostitution, la toxicomanie donc la violence ?

- Les responsables de l’ONU ignorent-ils que c’est la privatisation et le désengagement de l’Etat des secteurs stratégiques que sont l’éducation et la sécurité qui a davantage fragilisé le tissu social ?

- Les dirigeants de l’ONU ignorent-ils que les armes utilisées dans ces conflits intercommunautaires et les terroristes ne sont généralement pas fabriquées par ces communautés ? D’où viennent-elles ?

Au niveau international au Fonds Monétaire International (FMI) :

Pendant le vote de la loi de finances gestion 2019, il a été pompeusement publié et commenté un communiqué de soutien du FMI à l’endroit du Gouvernement en ces termes : « les autorités sont encouragées à accélérer les reformes globales déjà en cours en matière de compensation dans le secteur public afin d’enrayer la hausse insoutenable de la masse salariale du secteur public », « écrit le Fonds dans ce communiqué signé par Monsieur Tao Zhang, le Directeur Général Adjoint et Président par intérim du FMI . » (Confère radio Omega, 22 décembre 2018 à 17h16).

Pourquoi Monsieur le Directeur Général Adjoint ne dit pas au Burkinabé dans son communiqué au préalable que :

- la France, colonisatrice de la Haute-Volta actuel Burkina-Faso, a pris le soin de créer le Franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA) le 26 décembre 1945 avant d’adhérer au FMI ?

- pour adhérer au FMI, le pays doit payer un montant appelé « quote-part » qui est fonction de la force de son économie et que 25% de cette « quote-part » est payer en OR ? Qui paie la part de la France ?

- le salaire annuel de la Directrice générale du FMI est évalué à 551.700 dollars (soit 467.940 dollars en salaire de base annuel ; et 83.760 dollars pour frais de représentation par an) ; donc environ 26 803 425 F CFA par mois (confère mleparisienfr) ?

- «  cette somme n’est soumise à aucun impôt grâce au statut du fonctionnaire international des salariés du Fonds ? (confère LE PARISIEN du 5 juillet 2011 à 16h22) » ?

« La rémunération de Christine LAGARDE est en hausse de 11,1% par rapport à celle de Dominique Strauss-Kahn telle qu’inscrite dans le contrat signé en 2007 lors de sa prise de fonction.». Une progression quasiment parallèle à l’inflation sur ces quatre dernières années. L’indice des prix de la Région de Washington, qui sert de référence pour le calcul des salaires au FMI, a lui progressé de 10,9% entre mai 2007 et mai 2011. La rémunération de Christine LAGARDE sera indexé sur l’inflation, précise le FMI, et ajustée en fonction, chaque 1er juillet " ? (confère LE FIGARO, le 05/07/2011 à 20h40). ».

Au vu de ce qui précède, où est donc la bonne foi dans " les encouragements du Directeur Général du FMI au Gouvernement du Burkina Faso" pendant l'adoption de la loi de finance gestion 2019 , dans la mesure où le FMI n'applique " ni impôt ni restriction de la masse salariale " sur la rémunération de la première responsable et éventuellement sur la rémunération du Directeur Général Adjoint ?

N'est-ce donc pas des crises sociales, donc des assassinats organisés, planifiés et en attente d’exécution via des valets locaux ?

- selon Alassane Drame OUATTARA, actuel président de la Côte-d’Ivoire, a dit, lors de sa conférence de presse-bilan de sa visite d’Etat de 5 jours dans les régions de Kabadougou et de Folon, à Odiené, 870 Km Nord-Ouest d’Abidjan le 25 mai 2015 : « je l’ai dit pendant la campagne de 2009 et 2010. Je ne souhaite pas me répéter. J’étais très à l’aise à Washington. En tant que Directeur Général Adjoint du Fonds Monétaire International (FMI), je touchais mieux que Bill Clinton qui était président des Etats Unis d’Amérique. » (confère senews.com).

Un Directeur Général Adjoint d’une telle institution a-t-il des leçons de développement véritable à indiquer à un Gouvernement ? 

Malheureusement, comme les colons qui torturaient nos grands-parents pour leur faire payer l’impôt de capitation, il y eut des frères burkinabé, des « HOMMES FORTS DU MOMENT », pour dire que le Burkina Faso s’engageait dans les PAS étant débout, or selon eux toujours, d’autres pays y sont allés étant économiquement couchés. Le Burkina Faso est-il actuellement debout ou couché ? Un d’eux, Salif DIALLO, avant sa mort a dit : « je n’ai jamais vu un pays noté 10/10 par ces Institutions et qui a connu la paix ! ».

Il y a donc malheureusement pleins de spécialistes en germes de YIRGOU dans nos Administrations et Institutions ! Et seul, le combat pour la destruction de ces germes, peut nous préserver d’autres YIRGOU ! Un Etat-Nation se construit dans la vérité, le courage, et l’exemplarité ! Halte donc à l’hypocrisie politico-institutionnelle !

PAIX AUX ÂMES DE NOS DEVANCIERS !

 

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