Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

Lors de la commémoration officielle de la Journée internationale de soutien aux victimes de torture, le jeudi 30 juin 2022 à Kaya, un panel a été animé sur le thème : « Soutien aux victimes de torture, un moyen de consolidation des actions du gouvernement en matière de lutte contre le terrorisme au Burkina Faso ». La communication introductive a été donnée par le secrétaire général de la Commission nationale des droits humains (CNDH), Somitié Sougué.

Les violations des droits humains, a-t-il relevé, limitent l’efficacité de la lutte contre le terrorisme notamment en ce qu’elles constituent un terreau fertile au terrorisme et accroit la méfiance à l’égard des pouvoirs publics. Pour le secrétaire général de l’institution nationale de protection et de défense des droits humains, l’efficacité de la lutte contre le terrorisme « dépend, sans s’y limiter », des réparations accordées aux éventuelles victimes de torture et surtout de la prévention de la torture afin d’éviter que de nouvelles victimes ne viennent grossir le rang des groupes terroristes.

Somitié Sougué a expliqué que le soutien consiste à assurer un accès effectif des victimes au droit d’obtenir réparation et d’être indemnisée équitablement et de manière adéquate, y compris les moyens nécessaires à sa réadaptation la plus complète possible. 

Le soutien aux victimes de torture, a-t-il poursuivi, peut être un moyen de limiter la radicalisation en ce sens que « la réparation peut être un facteur de soulagement de la victime et réduire ainsi le sentiment d’injustice qui rend vulnérable au discours terroriste ». 

Evoquant la prévention de la torture dans la lutte contre le terrorisme, le communicateur estime que : « Vu le caractère souvent irréversible des conséquences des actes de torture sur un individu ou ses proches, il est impérieux d’instaurer des conditions qui empêchent la survenue de tels actes ». Il cite pour cela les articles 2 et 16 de la Convention contre la torture qui créent une obligation à la charge des Etats de prendre toutes les mesures des mesures législatives, administratives, judiciaires et autres mesures efficaces pour prévenir la commission d’actes de torture.

Former les VDP et les groupes d'auto défense

Dans les actions préventives de la torture, Somitié Sougué a cité les visites régulières des lieux de détention. Les visites régulières (inopinées ou annoncées) menées notamment par la CNDH, ont pour objectif d’examiner et d’évaluer la conformité des lieux de privation de liberté ainsi que leurs équipements et installations avec les normes pertinentes conforme à la dignité humaine.

Dans la prévention de la torture et des pratiques assimilées, le communicateur préconise d’une part le renforcement de la formation des acteurs intervenant dans la lutte contre le terrorisme. Il s’agit, a-t-il expliqué, de « renforcer les capacités des agents publics sur l’interdiction et le traitement des personnes en matière d’arrestation, de garde-à-vue et de détention », et de « sensibiliser les nouveaux acteurs intervenant dans la lutte que sont les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et les groupes d’autodéfense ».

D’autre part, Somitié Sougue préconise de renforcer la sensibilisation des populations sur l’interdiction absolue de la torture, afin d’instaurer une culture de rejet de la torture même à l’égard des présumés auteurs d’actes terroristes. Il recommande également de sensibiliser les populations sur l’existence des recours devant les juridictions et devant la CNDH.

Le secrétaire général de la CNDH a fait observer que la qualification juridique de la situation qui prévaut au Burkina Faso permettrait de prendre en compte les victimes d’actes de torture commises par les groupes armés terroristes.

 

Ministère de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion Civique